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Voici le deuxième volet, avec beaucoup de retard je dois l'avouer, mais j'ai une activité extra oxmoienne débordante ces temps ci 
Je vais donc vous présenter aujourd'hui l'Isard des Pyrénées

Un peu de biologie : l’isard (Rupicapra rupicapra pyrenaica) est un ongulé de la famille des bovidés. Sa durée de vie est de l’ordre de 20 à 25 ans. Son habitat favori est constitué par les pelouses et forêts de montagne, entre 700 et 3000 m d’altitude environ, ainsi que les parois rocheuses et éboulis dans lesquels il est très habile (contrairement à l’homme !! lol). Par exemple il peut dévaler une paroi de 100 m de haut en quelques dizaines de secondes et la remonter aussi vite.
Il mesure environ 70 cm en moyenne pour un poids de 35 à 40 Kg.
La période de reproduction débute en hiver vers le mois de novembre, pour donner naissance à 1 ou 2 petits au printemps, vers le mois de mai.

Pour ceux qui ne le sauraient pas encore, s’est un très proche cousin du chamois des Alpes.
Un peu d’histoire : comme le Gypaète, l’isard était très chassé au début des années 1900. Ainsi, il était au bord de la disparition dès la fin des années 40. Heureusement, la mise en place de 2 réserves de chasse en 1950 sous l'impulsion des chasseurs d'isards, puis la création du Parc National des Pyrénées en 1967, ont permis de sauver cette espèce. Les 2 réserves, situées dans le territoire du PNP, ont servi de noyaux pour l’extension de la population à l’ensemble du Parc dans un premier temps, puis aujourd’hui à l’ensemble de la chaîne des Pyrénées. En 2002 la population d'isards dans les Pyrénées-Orientales est de plusieurs centaines de bêtes, alors que dans ce département il avait complètement disparu.


Beaucoup d'espoir : contrairement au Gypaète barbu, l'isard est lui bien sauvé de la disparition. Sa population est aujourd'hui prospère, sur l'ensemble des Pyrénées. Actuellement un programme de comptage franco-espagnol est en cours de mise en place pour connaitre réellement le nombre de bêtes. En effet on ne leur a pas encore appris à s'arrêter à la frontière Ce qui fait que si il y a un décalage de quelques jours entre le comptage côté français et le comptage côté espagnol, certaines hardes peuvent être comptées 2 fois ce qui fausse les résultats.
Pour finir, je ferai un lien avec le Gypaète. Comme nous l'avons, un des éléments clefs dans la sauvegarde des grands rapaces est la diponibilité de la nourriture. Or avec la déprise agricole enclanchée depuis plusieurs années, la rarefaction des troupeaux domestiques en estives (alpages dans les Alpes, les estives sont les prairies d'altitude où sont montés les trouveaux lors de la période estivale) limite les ressources alimentaires pour la faune sauvage. La présence d'une forte population d'isards eétait donc indispensable, entre autre pour pallier ce manque de ressource.
Voilà, j'espère que ça vous aura plu, si j'ai le temps d'ici demain je vous raconterai une rencontre inattendue avec une harde d'isard 
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