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le narrateur |
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Citation: Message écrit par donflon, le 28-05-2005 à 12:50
On en revient au clivage droite / gauche...
inévitablement.
Et c'est normal à ce stade du débat : le projet de TCE constitutionnalise une doctrine économique, le libéralisme, et le libéralisme, appartient au capitalisme, une doctrine économique de droite.
Il est a priori normal que la gauche soit contre.
Ce qui me parait aberrant, c'est que tant de leaders qui se croient encore de gauche aient adhéré au libéralisme (Pascal Lamy en étant le plus bel exemple), et ça, ça me dépasse et je n'ai plus envie de leur trouver des excuses.
(Attention : je ne fais pas de confusion entre économie de marché et libéralisme. Je suis pour l'économie de marché permettant, voire encourageant, l'interventionnisme étatique.
C'est ce que nous avons connu sous les 30 glorieuses.)
Mais ce n'est là que l'une des nombreuses facettes du débat qui a eu lieu, et qui me semble effectivement assez nouveau.
J'ai vu et entendu des personnalités de droite s'insurger autant que moi du fait que ce traité constitutionnalise une doctrine économique, alors même qu'ils apprécient le libéralisme.
Ca c'est un débat de fond qui transcende le clivage droite / gauche, tout comme celui sur les institutions européennes qui ne respectent pas les principes de base de la séparation et du contrôle des pouvoirs.
La majorité des points débattus sur le traité constitutionnel me semblent hors clivage droite / gauche, même celui sur les délocalisations et la directive Bolkestein, (il faut être patron de multinationnale ou au moins de grosse PME pour trouver un intéret à la directive Bolkestein, les artisans étant incapables de faire le poids et délocaliser leurs siéges sociaux pour profiter de l'infâmie du principe du pays d'origine).
La majorité des questions débatues portent sur : quelle europe, quelles institutions, quels principes, quelles valeurs, quelle intégration des nouveaux entrants, comment les subventionner (comme cela a été fait pour l'Espagne, le Portugal, la Grèce, ...) pour les ramener à notre niveau de vie au lieu de les obliger à rabaisser le notre par du dumping social.
Je ne parle pas du débat sur le Turquie que seuls exploitent De Villiers, le FN et l'UMP.
J'ai l'impression d'avoir débattu essentiellement de l'Europe et non du clivage droite / gauche.
En regardant la campagne référendaire, je m'apperçois que la motivation n’a pas été également répartie dans chaque camp.
Les opposants au projet de constitution ont la réalité géopolitique comme principal vecteur, sachant que malgré la pression du chômage et des délocalisations, leur dignité de citoyen aura été de rester insensible à la peur.
Effectivement, les partisans du Non se sont appuyé sur le texte, lu et relu les articles du projet de constitution européenne, fait appel à des juristes ou des spécialistes constitutionnels, pour vérifier leurs arguments, creusé et assemblé une masse de documentation électronique pour parfaire leurs connaissances, comme une passion nouvellement découverte.
Pendant ce temps, les partisans du TCE ne prenant pas très au sérieux la montée du Non citoyen, ne prenant pas conscience du travail de recherche où la conviction se forge, on repris l’argumentaire ridicule des politiques comme : le chaos ou la fin de l’euro.
N’avons-nous pas été surpris nous même de la pauvreté des argumentaires des partisans du Oui ?
Motivé par cette surprenante méconnaissance au texte, amplifié par le pauvre argumentaire des politiques pour le TCE, chacun est devenu un peu plus sûr de pouvoir convaincre, cumulant le nombre de rencontres et de débats, et enfin, se mettant à convaincre famille, amis, voisins et collègues, comme si l’avenir immédiat du monde en dépendait.
Pourtant, le combat était mal partie, à l’instar de David contre Goliath, où l’ensemble des médias et des partis prêchaient la majorité du prisme politique.
Observons la sémantique des partisans du Oui : vote repli, vote nationaliste, vote souverainiste, chaos, déluge, souffle atomique, guerre, fin de l’Euro et de l’Europe, compromis, retour à Nice, …
Arguments des plus fatalistes face à la capacité de gouverner, voire populistes (alors qu’il y a à peine 3 ans, nous avions assisté à une campagne ignoble sur l’insécurité) et cependant complètement irréels.
Observons la sémantique des partisans du Non : autre Europe, Europe sociale, harmonisation fiscale, coopération, garanti des services publics, renégociation, délocalisation, chômage, libéralisme, manque de démocratie, …
Argument sur des valeurs humanistes, volontaristes en relevant la réalité économique et écologique.
Effectivement, ce sursaut citoyen a fait que le Non est devenu jubilatoire et ultra motivé, le Oui défaitiste et négatif sur l’Europe libérale.
Décidément, demain sera un autre jour.
Ne serait-ce que pour tout cela, quelque soit le résultat, le Non aura gagné. |
De celà, je ne retiendrai que cà (le débat, pour moi étant clos sur ce texte):
Citation:
Effectivement, les partisans du Non se sont appuyé sur le texte, lu et relu les articles du projet de constitution européenne, fait appel à des juristes ou des spécialistes constitutionnels, pour vérifier leurs arguments, creusé et assemblé une masse de documentation électronique pour parfaire leurs connaissances, comme une passion nouvellement découverte. |
Rien à dire, argument d'autorité, les uns ont lu, relu..., pas les autres.
Citation: Observons la sémantique des partisans du Non : autre Europe, Europe sociale, harmonisation fiscale, coopération, garanti des services publics, renégociation, délocalisation, chômage, libéralisme, manque de démocratie, …
Argument sur des valeurs humanistes, volontaristes en relevant la réalité économique et écologique. |
A lire cet extrait de déclaration de Jacques Nikonoff.
Citation: ....... Si le oui l'emporte le 29 mai, l'UE s'enfoncera plus encore dans une crise dont on a peine à imaginer l'ampleur.
Le chômage restera bloqué à des niveaux élevés, et de manière illimitée. Les services publics continueront à être démantelés. L'allongement de la durée de cotisation pour les retraites se poursuivra, avec la mise en place de fonds de pension. L'assurance-maladie et l'éducation basculeront progressivement vers le privé. La directive sur le temps de travail s'appliquera. Les conflits commerciaux se multiplieront avec le reste du monde, comme aujourd'hui avec la Chine.
Les délocalisations s'accéléreront et ne concerneront plus seulement les pays les plus développés de l'UE, mais frapperont aussi des pays comme l'Espagne et le Portugal. Elles se feront au "bénéfice" des moins développés, principalement les pays de l'ancienne zone soviétique.
La directive Bolkestein sortira de son placard et s'appliquera sans tarder, démantelant un peu plus encore le droit du travail et aggravant la concurrence entre travailleurs des pays de l'Union. Ce que nous avons observé à propos des immigrés _ "ils nous prennent notre travail" _ s'appliquera sans commune mesure à propos des travailleurs roumains, polonais ou lettons. La xénophobie et le racisme feront tache d'huile. Le terreau sur lequel prospèrent le populisme et l'extrême droite sera renforcé de façon inimaginable. Est-ce de l'exagération ? Regardons autour de nous. Dans la plupart des pays de l'Union, des partis populistes et d'extrême droite prolifèrent : Autriche, Pays-Bas, Allemagne, Belgique, France...
Ceux qui soutiennent cette Constitution prennent une responsabilité dont beaucoup n'ont pas conscience. Les dirigeants de l'UE ont fait miroiter aux nouveaux pays entrants qu'ils pourront bénéficier de fonds comme en Espagne, en Grèce et au Portugal. C'est inexact, ils n'auront rien, ou très peu.
Certains l'ont compris. Privés de solidarité, connaissant une situation tragique, ils considèrent n'avoir d'autre recours que de faire valoir leurs "avantages compétitifs" : une main-d'oeuvre ouvrière de qualité, le dumping fiscal et social.
Cette fin programmée de l'Union européenne peut être enrayée. En stoppant cette machine infernale, l'UE pourra repartir sur des bases plus réalistes.
Jacques Nikonoff est économiste, président d'Attac-France.
Jacques Nikonoff |
Remplacé si le oui l'emporte par si le non l'emporte...
Ca c'est du débat, on a lu, pas les autres, il n' y aura plus de délocalisation...
Même idée que ce sera le chaos des partisans du "oui".
Une autre lecture des résultats :
Dans le "non", selon un sondage TNS paru dans "Le Monde", 52% des électeurs qui voteront non, sont de gauche, et 48% de droite.
Ce qui donne, pour un "non" à 55% :
28,60% ont rejeté un texte parcequ'il n'était pas assez social, libéral..
26,40% l'ont rejeté pour des raisons souverainistes et/ou xénophobes..
Citation:
Décidément, demain sera un autre jour.
Ne serait-ce que pour tout cela, quelque soit le résultat, le Non aura gagné. |
OUI, mais quel non. (non de droite+non de gauche, ou que non de gauche???????????????)
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N'est stupide, que la stupidité!
Edité par le narrateur le 28-05-2005 à 17:57
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