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mopz02 |
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Tiens, puisque l'on parle santé, j'ai retrouvé un document intéressant dont je vous livre ici un extrait :
Citation:
Partons donc des chiffres. Un document de travail du Haut Conseil pour l'avenir de l'assurance-maladie indique que de 1982 à 2002 les dépenses de l'assurance-maladie ont progressé en moyenne par an de 1,1 % de plus que le revenu national, le PIB. En quoi est-ce fondamentalement problématique ? S'alarme-t-on de la croissance exponentielle de ventes de téléphone portable ces dernières années ? La différence de traitement entre ces deux sujets n'a qu'une explication : dans ce dernier cas, il s'agit de dépenses privées alors que, pour l'essentiel, les dépenses de santé sont encore socialisées, ce qui est insupportable pour les idéologues libéraux et le lobby des assureurs privés.
Une comparaison internationale est d'ailleurs instructive. Les grands pays développés consacrent de 8 % à 10 % de leur PIB à la santé. Une exception notable, les Etats-Unis. Ce pays consacre près de 14 % de son PIB à ses dépenses de santé alors même que la moitié de ses habitants n'ont pas accès à des soins convenables et que l'espérance de vie y est de trois ans plus faible qu'en France. C'est aussi le pays où la part des dépenses publiques dans les dépenses de santé est la plus faible, 44 % contre 75 % pour la France. Nous pouvons tirer deux conclusions de ces chiffres. D'abord, contrairement à ce que nous serinent le MEDEF et le gouvernement, les dépenses de santé en France se situent dans la moyenne des pays ayant des niveaux de développement comparables. Ensuite que la privatisation de la santé et l'introduction de la concurrence aboutissent à une augmentation importante des coûts et à une aggravation considérable des inégalités en matière d'accès aux soins.
Venons-en maintenant au déficit de la Caisse nationale d'assurance-maladie (CNAM). Les chiffres présentés semblent impressionnants : de 1,6 milliards d'euros en 2000, le déficit de la CNAM atteindrait 10 milliards en 2003. Mais un déficit n'a de sens que si on le compare aux ressources. De ce point de vue, le déficit passerait de 1,6 % des ressources de la CNAM en 2000 à 8,4 % en 2003. Ce déficit reste, pour des sommes comparables, bien en deçà de celui du budget de l'Etat qui devrait atteindre plus de 20 % des recettes en 2003. Le gouvernement n'en a pas annulé pour autant les baisses d'impôts qui vont profiter essentiellement aux contribuables les plus aisés !
Remarquons que le montant des exonérations de cotisations patronales non compensées par l'Etat s'élève à plus de 2 milliards d'euros. L'Etat doit par ailleurs plus de 4 milliards aux caisses de la sécurité sociale, les dettes patronales s'élevant à près de 2 milliards. Enfin, les employeurs déclarent de moins en moins les accidents du travail et les maladies professionnelles, ce qui correspond à un manque à gagner de plusieurs milliards d'euros pour la Sécurité sociale. Le gouvernement et le patronat ont donc une responsabilité non négligeable dans le déficit.
Mais l'essentiel n'est pas là. Le déficit de la CNAM est dû avant tout à une insuffisance de ressources nécessaires pour faire fonctionner correctement notre système de santé. Ce manque de ressources est lui-même d'abord dû à un ralentissement des recettes, contrecoup de la croissance du chômage. Il trouve sa source dans le refus obstiné de rééquilibrer la part des salaires (salaires directs et cotisations sociales) dans la valeur ajoutée créée par les entreprises alors même que celle-ci a baissé de 10 points en 20 ans, soit 150 milliards d'euros sur la base du PIB 2002, ce qui permet de remettre en perspective la question du déficit.
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Je définis la cour un pays où les gens
Tristes, gais, prêts à tout, à tout indifférents,
Sont ce qu'il plaît au Prince, ou s'ils ne peuvent l'être,
Tâchent au moins de le paraître,
Peuple caméléon, peuple singe du maître,
On dirait qu'un esprit anime mille corps ;
C'est bien là que les gens sont de simples ressorts.
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