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romeomontague007 |
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Je n'ai même pas besoin de réfléchir, je n'ai qu'un film culte.
Le seul film qui m'a influencé et qui a changé ma façon de vivre.
Bon vu que ca me rappelle des bons souvenirs, je poste ici un avis sur ce film que j'avais fait sur ciao.com, voili voilà (lisez le !!) (pour le film pas pour moi)
"Lisez cet avis, jugez le tres utile et notez en commentaire... romeo t'es baleze, chapeau.
Si vous lisez cette ligne, c'est que vous avez deja obéis à la première partie de ma phrase d'intro (ca fait plaisir comme dirait Jamel), le reste c'est à vous de voir : utile, inutile, tres inutile, trop inutile et pourquoi pas tres utile. De toute façon, la rédaction de cet avis restera surement pour moi le plus grand moment de plaisir que je puisse avoir sur Ciao. Bon, c'est pas tout ca mais je commence...
Il n'y a pas tres longtemps, en feuilletant un magazine bien connu dédié au 7ème art, rubrique courrier lecteur, j'ai pu voir ceci : "Bonjour, je m'appelle Trucmuche (c'est pas son vrai nom hein, je fais ca pour preserver son anonymat) et je viens d'arriver en France après un séjour de 5 ans au Pays-qui-pue (c'est pas le vrai nom du pays) (je précise on sait jamais, j'en vois deja qui ont sorti leur atlas qu'ils ont eu à la fin de leur CM2) et dans ce pays, le Pays-qui-pue donc, il n'y avait pas de cinéma. Pouvez-vous me dire, cher magazine Fan-de-ciné-à-donf (nom fictif, le retour), qu'est-ce que j'ai manqué pendant ces cinq années (au niveau cinéma sous entendu bien sûr) (sinon au niveau foot, je crois qu'y a eu une coupe du monde où on s'est pas trop mal débrouillés). Le chef rédacteur, qu'on appelle aussi plus communément rédacteur en chef lui répond tout tranquillement (j'étais pas là mais ca avait l'air d'être écrit tout tranquillement) : Fight Club. Fight club, mon ami, le seul film que vous avez manqué ces 5 dernières années est Fight Club. Le reste n'est que du déjà-vu, du stéréotype en veux-tu en voilà, du copier-coller, du plagiat, du recopiage, du dessiner c'est gagné (aucun rapport mais je trouve que ca fait bien dans l'énumération), bref des films industriels qui sortent d'Hollywood comme les bouteilles de Coke sortent d'Atlanta.
"Arf" fut ma première reaction devant la reponse de ce chef de redacteur qui devint tout de suite mon ami (j'ai même voulu m'abonner mais Fan-de-ciné-à-donf = prix d'abonnement à donf). Ma deuxième réaction fut de poser le magazine et de me tirer du Point Presse suite à la voix fort aimable mais non moins troglodytale (??) de la femme au comptoir :"Il est interdit de lire les magazines" (comment vous retranscrire l'amabilité dans son ton ? On aurait dit Godzilla en train de digérer un camion-benne de Twinuts).
Voilà, voilà, après cette intro complètement dénuée d'intérêt, reprenons notre sérieux et venons-en au film à proprement parler... D'abord, ladies and gentlemen, les acteurs, the actross (ou un truc dans le genre, z'allez pas faire la fine bouche non mais!).
Brad Pitt : et gnan gnan il est beau gnan gnan il est sexy gnan gnan il est super beau gnan gnan il est super sexy gnan gnan... ca on le savait (sauf peut etre pour le gnan gnan). Mais sans rire, ce gars-là reste pour moi le plus grand mystère d'Hollywood. Comment a-t-il fait avec sa gueule d'ange pour ne pas tomber dans le plan facile des films genre "couples de stars" où il aurait pu jouer le beau gosse de service jusqu'à la fin de sa vie ? Pourtant il a du en recevoir des propositions (et des millions de dollar) mais non, monsieur a préféré "Kalifornia", "Seven", "L'armée des 12 singes", "Fight Club", "Snatch"... pour notre plus grand plaisir (bon ok il a un peu foiré avec The Mexican, il devait juste y avoir un peu plus de millions de dollars à la clé c'est tout ). Reste qu'avec une filmographie aussi imposante que la sienne, nul doute qu'il fait partie des plus talentueux acteurs jamais connus (dans tout l'univers bien sûr).
Edward Norton : on lui donnerait le bon Dieu sans concession. Tête de premier de la classe, look bcbg, regard de chien battu... Qui aurait pu mieux que lui jouer le rôle de Jack ?? Rien que son regard peut dégager une telle émotion (ah la scène où il couvre la croix nazie tatouée sur sa poitrine avec sa main dans american history x !). Ed, c'est Jack.
Helena Bonham Carter : je la connais pas beaucoup, j'ai vu un film tiré d'une pièce de théâtre dans lequel elle a joué et dernièrement "La planète des singes" (ah bon c'etait elle ? ). Tout ce que je peux dire, c 'est qu'elle joue à la perfection son rôle de chtarbée et que si un jour je devais me bourrer la gueule avec une fille, je crois que ce serait elle.
Voilà, voilà, après cette présentation des personnages qui servait à rien du tout parce que ne servant à rien du tout, passons au film à proprement parler...
Fight Club... Le Club Bagarre en francais (admirez le résultat de mes cours d'anglais au Lycée-qui-pue) (encore un faux nom bien sûr) (quoique...).
Comme aurait dit Tyler : Mais putain de merde, on s'en fout du film, on s'en fout de la façon dont c'est filmé, de la performance des acteurs, des effets spéciaux, des scènes de combat et de toutes ces conneries ! Merde ! Pourquoi Fight Club est Fight Club ? Parce qu'il véhicule des idées, un mode de vie, il reprend un putain de mode de vie qui existait bien avant le film et qui consiste à dire merde au capitalisme, au matérialisme, à toutes ces foutues valeurs inventées par notre société et dites universelles.
Voilà je pense que c'est ce qu'aurait dit Tyler (excusez-moi pour les "putains" et les "merde" mais on peut vraiment pas le tenir ce garçon).
Et c'est ce qui fait de Fight Club un film culte. Tout le monde voudrait ressembler à Tyler (je ne parle pas du physique bien sûr) (enfin moi je suis pas contre), Tyler est l'homme libre par excellence, il ne possède rien, rien ne lui appartient . Pas de problème de factures de téléphone à payer, pas de canapé à changer, pas de voiture à réparer, pas de compte à rendre à un patron, pas de garde-robe à adapter aux modes, pas de peur, pas de peur en l'avenir. Vous me direz qu'on ne voit ici que le bon côté des choses mais que ce type de vie engendre beaucoup de souffrances et de privations. Mais Tyler a fait de la souffrance et de la douleur ses raisons de vivre, il les recherche car elles seules peuvent lui prouver à quel point il est vivant. En refusant la satisfaction et le confort qu'apporterait une superbe villa avec piscine, il se met à l'abri de tous les problèmes que peuvent lui apporter cet investissement. Il provoque de ce fait une cassure totale de lien entre bonheur et biens matériels.
"The things you own end up owning you."
Les choses que nous possédons finissent par nous posséder.
Non seulement il casse le lien entre bonheur et richesse matérielle mais il en établit un autre : celui avec l'avilissement. Les biens réduisent l'homme à l'état d'esclave en lui enlevant la seule chose que Tyler revendique vraiment : la liberté.
Et le film est truffé de ces phrases chocs, les idées pleuvent à chaque seconde et inondent le film de principes qu'on pourra définir d'anarchistes, d'anti-capitalistes, d'anti-sociaux, de punk etc...
Je le qualifierai juste de sincère face à notre société où l'on baigne dans l'hypocrisie et où l'on nous impose de plus en plus de normes. Normes dans les habits, normes dans le poids, normes dans l'intelligence, normes dans la richesse, normes dans le goût, normes dans la culture et j'en passe.
"Self-destruction might be the answer"
Comme le dit Tyler, on veut nous faire croire à tous que l'on peut devenir riches, beaux, et puissants. Encore une illusion parmi celles dont la société nous remplit la tête et puis d'abord, qui est-ce qui t'a dit que je voulais être beau, riche ou puissant ? Qui est-ce qui t'a dit que je voulais ressembler à ce modèle que tu as construit de toutes pièces ? C'est ça le mec idéal, la femme idéale ? Bah garde-les pour toi, non merci. C'est ca qui est visé par Tyler quand il nous parle de l'amélioration de soi-même. Aujourd'hui, s'améliorer veut dire ressembler aux canons de la société, coller le plus possible aux normes... Dans ce cas-là, l'amélioration de soi-même, c'est de la masturbation dixit Tyler.
Quoiqu'on ait pu en dire, le film s'est fait descendre par la critique (et donc par certaines têtes bien pensantes), juste un aperçu :
"C'est une attaque inadmissible contre la décence et contre la société elle-même" (Alex Walker London E.S). C'est bien ça mon pote, t'as tout compris, c'est une attaque contre ta société Coca-BigMac-Niko-dollars.
"A part les longues scènes de bagarre, ce film est si creux et si vide qu'il en est plus déprimant que provocateur" (Kenneth Turan L.A Times). Lui, il a du se reconnaître dans le film, le petit fonctionnaire dont la vie se résume à metro-boulot-dodo, il s'est vu en Jack, mais il ne veut pas l'accepter du moins le reconnaître, il joue le type blasé.
"Une mixture infantile et pleurnicharde de pseudo-philosophie et de violence persuadée d'avoir quelquechose d'intéressant à dire" (Kenneth Turan (encore lui!) L.A Times). On a le droit de ne pas être d'accord avecles idées du film, mais dire que le film n'a rien à dire... je te laisse regarder Independance Day mon petit.
Bon, de l'autre côté, je ne vais pas vous citer les critiques qui ont été bonnes parce qu'il y en a aussi pas mal mais ce qu'il faut retenir de Fight Club je pense, ce qui fait de ce film un film culte c'est que toute une génération s'est reconnue dans les angoisses existencielles de Jack, la génération x comme on l'appelle (qui n'a connue ni guerre mondiale, ni dépression, les enfants oubliés de l'histoire), et que toute cette génération a vu une part de vérité dans les propos de Tyler.
Et c'est vrai. Voulez-vous passer votre vie à rêver de telle ou telle voiture, de telle ou telle maison ; croyez-vous réellement que cela vous apportera la paix de l'âme ? Quels sont les grands maux de notre société actuelle (non plus basée sur l'éthique mais sur la consommation) : le stress et l'insomnie etc., voilà à quoi mène tant de préoccupations matérielles.
Vivez.
Vivez au jour le jour. Restez à l'écoute de vous-mêmes et si vous ne voulez pas de cette douleur que Tyler utilise pour se sentir vivant, utilisez autre chose, l'amour, le yoga ou je ne sais quoi. Mais suivez votre propre voie sans faire attention à ce vous dicte la société de consommation car pour elle vous n'êtes qu'un numéro, un numéro qui peut lui rapporter de l'argent.
Voilà ce qu'a voulu dire Tyler Durden, voilà le rêve de Jack.
In Tyler we trusted. "
Tout est dit....
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