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Schoubi |
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+1 avec Zakath.
Citation: Message écrit par l3chvck, le 16-05-2005 à 08:44
Vous vous faites polluer la cervelle par des histoires de grands patrons qui ramassent des parachutes de plusieurs millions d'€. Ils représentent quel pourcentage de la population ? 0.00000001 % grand max ? Ils représentent quel pourcentage de la richesse du pays ? A peine plus !
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Citation: Les cadres supérieurs, avec 3577 euros nets en moyenne, touchent deux fois plus que la moyenne des salariés et 2,7 fois plus que les ouvriers. L’écart entre catégories sociales est considérable, mais les données de l’Insee tendent à le minimiser très nettement, pour plusieurs raisons.
Tout d’abord, ce salaire ne comprend pas l’ensemble des avantages financiers des salariés : les stock options [1], avantages en nature ou primes. Ensuite, il ne tient pas compte de l’ancienneté : or les cadres sont en moyenne plus jeunes que les ouvriers, ce qui signifie qu’à âge équivalent, l’écart serait accru. Enfin, il ne tient pas compte du temps partiel et tend à surestimer le revenu salarial réel des femmes, beaucoup plus nombreuses à être dans ce cas. Au passage, on notera la proximité de ressources entre les ouvriers et employés, deux catégories qui constituent 60 % des actifs, le socle des catégories populaires et une part des classes moyennes.
Les « Français moyens », quant à eux, ne se reconnaissent guère dans la façon dont la presse ou la publicité mettent en scène la famille type : maison spacieuse, jardin et monospace... La moitié des ménages vit avec moins de 1 800 euros par mois (environ 12 000 francs). De quoi, par exemple, se permettre des loyers de l’ordre de 500 à 600 euros au grand maximum. S’il est devenu impensable pour les plus démunis de payer un loyer sans aide dans le secteur privé des grandes villes, les catégories moyennes ont également de plus en plus de mal à accéder au logement auquel elles aspirent.
Si l’on considère comme appartenant aux classes moyennes ceux qui se situent entre les 30 % les moins bien lotis et les 30 % les plus aisés, on dénombre dix millions de ménages dans ce cas. Leurs revenus s’échelonnent entre 1 200 et 2 400 euros environ par mois. Pas de quoi se plaindre, mais pas non plus de quoi faire des folies, surtout quand on a peur de perdre son emploi : faute de statut protégé, une partie de cette population vit dans la crainte d’une dégringolade sociale.
Pourquoi, alors, les Lambert n’ont-ils pas le sentiment d’être riches ? D’abord à cause du faible brassage social : les milieux se mélangent peu ; du coup, il devient difficile d’apprécier son niveau de vie relatif. Ensuite, parce qu’au sein du club des 10 % les plus aisés, les situations varient considérablement. Comme le note l’économiste Thomas Piketty, « le décile supérieur de la hiérarchie des revenus est un monde en soi : il comprend aussi bien des foyers dont le revenu est à peine plus de deux fois plus élevé que le revenu moyen de la population et des foyers disposant de ressources plusieurs dizaines de fois supérieures. Cela explique sans doute pourquoi tous ces “hauts” revenus ne sont souvent pas considérés comme tels » (2).
Si le smicard et le cadre supérieur ont chacun une télévision, une voiture et une paire de jeans, ils vivent dans des conditions très différentes. Pourtant, l’analyse prédominante de la société française est celle d’un vaste ensemble « moyen », à la consommation et au mode de vie homogènes, et de deux franges réduites, les exclus d’un côté et un petit nombre de très riches de l’autre (3). Le problème est qu’au nom de cette vision, les politiques publiques offrent des cadeaux fiscaux à des catégories qui sans être « super riches » n’en ont pas besoin. En même temps, elles oublient des populations en difficulté, qui sans vivre dans la grande pauvreté ont du mal à joindre les deux bouts.
Louis Maurin
Cet article est extrait du magazine Alternatives Economiques n°228, septembre 2004 |
Citation:
C'est bien beau de pleurer, mais c'est à l'échelle mondiale qu'il faut le faire. Tenez vous bien pour dit que vous êtes en concurrence avec les chinois ou autres petits nenfants du népal. Rien ni personne ne peut empêcher un "exploitant" de délocaliser dans ces pays la.
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Parlons en de cette sacro-sainte concurrence chère à nos requins libéraux...Qu'un pays en développement commence à l'utiliser tellement bien que ça affecte notre économie et voilà t-y pas qu'on va fermer les frontières, renforcer les droits de douane, etc...
Hey les gars, ce sont vos règles du jeu.
Donc pour nous il ne reste plus qu'à se rendre plus compétitif, plus soucieux du bien être national plus que du sien, accepter des salaires de misère (c'est déjà si beau d'avoir un travail) et surtout ne pas contester, oh non, c'est tellement plus glorifiant de savoir qu'on travaille pour la Grandeur Française...
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