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gortogg |
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@Arka:
Merci pour la bibliographie, c'est déjà une bonne base de réflexion et de connaissances, mais cela ne répond guère à mes questions.
La question que je me pose, avant même de découvrir la conception de l'idéal socialiste (ou pas) des différents auteurs que tu as cité, c'est le sens commun "d'idéal socialiste"... ici et maintenant si tu préfères.
Il me semble que les querelles entre différentes "factions" repose avant tout sur les moyens ou systèmes à mettre en place pour arriver à un idéal quasi-commun.
Je pense toutefois bouquiner ces charmants ouvrages aux titres si accrocheurs (hum) d'ici peu, afin de disposer de bases plus solides.
@Zakath:
Citation:
Pour la question de l'idéal socialiste, il est bien entendu difficile, sinon impossible (et d'ailleurs pas forcément souhaitable) de s'accorder sur une définition précise, mais plusieurs éléments de réponse (personnels) seraient : la réalisation d'êtres complets (accomplis dans tous les domaines) et une parfaite égalité entre tous (ce qui implique la destruction de la propriété et de l'autorité).
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Là il y a déjà un début de sens commun.
Mais pour prendre les choses dans l'ordre, il est nécessairement souhaitable non pas de s'accorder sur une définition, mais de passer au crible l'ensemble des définitions, afin d'y déceler leurs tenants et aboutissants.
Si on considère les éléments de réponse de Zakath, on arrive finallement à de nombreuses bizarreries.
"la réalisation d'êtres complets (accomplis dans tous les domaines)"
Le premier problème lié à cette définition, si on prend cette proposition, c'est le terme accomplissement. Il soulève des questions: est-ce atteindre un "niveau" minimum? un seuil de connaissance? un état de satisfaction? Bref cela reste relativement flou. Après tout, quelqu'un de totalement aliéné peut très bien se juger parfaitement accompli... si ce n'est pas lui qui est capable de juger, alors qui est-ce, ou comment pourrait-il l'être?
Le second problème est un élément entièrement culturel: qu'est-ce que tout les domaines? Et ce point là suscite de très nombreuses et ennuyeuses questions... Tout d'abord, l'ensemble des domaines peut être défini par un ensemble de "disciplines" propres à une culture, il va de soi que ces domaines changent entre les cultures.
Ces "disciplines" découlant de la culture, regrouper tous les domaines de toutes les cultures pourrait sembler un moyen... Ce n'est toutefois pas le cas puisque certaines disciplines de cultures différentes sont antagonistes... Qui déciderait des "disciplines survivantes"?
L'exemple type de "disciplines" antagoniste serait l'ensemble des savoirs purement techniques ou basés sur l'expérience, par exemple la connaissance d'un lieu ou d'un terrain...
Bref un être complet est une notion particulièrement casse-gueule... qui si elle semble parfaitement claire à énoncer est particulièrement complexe à définir (d'où le besoin de s'y ateler en vitesse...).
une parfaite égalité entre tous
Là encore, on se heurte à une grande complexité de définition. Une parfaite égalité entre tous est un terme fort vague.
Si on se penche déjà sur le terme "égalité", il y a fort à dire. S'agit-il d'une égalité de droits? de traitement? de fait?
S'il y a égalité de droits, il y a nécessairement une limite à l'égalité de traitement...
Mais quand bien même il y aurait égalité, qu'elle apparaisse entre tous serait en soi impossible, à moins qu'il n'y ait plus d'apprentissage... Un enfant a une période où il se doit d'apprendre les fameuses disciplines précitées... à ce moment là, il n'est pas égal dans cette discipline à son enseignant, il en sait moins (bien qu'il puisse avoir une vision propre et intéressante, il connait moins). L'égalité de fait est alors brisée...
Bref c'est une fois encore casse-gueule...
@Tous:
Citation:
Nous luttons pour une société débarrassée de toute exploitation et aliénation, pour une société socialiste, autogérée, démocratique et pluraliste. Notre but, c’est l’assurance pour chacun d’épanouir sa personnalité, l’élaboration d’un avenir collectif, l’impossibilité pour une minorité de soumettre la société à ses intérêts égoïstes. Tout cela n’a rien à voir avec le stalinisme qui s’est effondré à l’Est.
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Une société démocratique ne représente l'ensemble du peuple qu'à l'unique condition que le peuple n'ait qu'un avis.... ce qui est en totale contradiction avec la notion d'épanouissement de la personalité... (tout comme la démocratie, mais c'est un autre débat).
L'élaboration d'un avenir collectif décidé par une majorité n'en est pas moins l'aliénation d'une minorité, aussi infime soit-elle...
Citation:
Nous sommes partie prenante de toutes les luttes contre le chauvinisme et le racisme, le fascisme, l’impérialisme, contre les préjugés religieux, l’oppression spécifique des femmes, le machisme, contre l’homophobie et toute vision normative de la sexualité.
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Pourquoi tant de -isme??? 
Ici encore, il ne s'agit que d'une version très liée à la culture de naissance du mouvement... Toute foi et toute croyance est un préjugé... vouloir lutter contre les préjugés des autres pour faire triompher les siens est tout bonnement ridicule... ou universaliste... (ce qui est constamment dénoncé par l'ensemble des cultures non-dominantes).
Bref, "nous sommes contre tout ce que les autres pensent de différent, ce qui est différent est mal...". Aujourd'hui, cela me semble à moi, petit français, naturel que "les hommes sont égaux", cela me semble même universel... et pourtant rien de tangible si ce n'est ma foi en ces valeurs ne le prouve...
Citation:
Nous sommes internationalistes parce que nous sommes solidaires des peuples du tiers-monde, que nous luttons pour de nouveaux rapports entre les peuples. Parce que nous ne reconnaissons pas le droit aux grandes puissances de régler le sort des pays pauvres, parce que nous combattons le militarisme des puissants mais que nous défendons le droit des faibles à se libérer, si nécessaire, les armes à la main.
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Grande question: les jeunesses communistes sont-elles solidaires de la majorité talibane d'Afghanistan? Il s'agit pourtant d'une majorité opprimée par les armes...
Le texte des jeunesses communistes a parfois le don de me faire penser à des réflexions d'adolescents "révoltés"... et ancrés dans leurs propres préjugés, aussi justifiés qu'ils me semblent...
Tout ce que je viens de faire ici, c'est tenter de montrer à quel points les grandes "idées", les grandes "phrases" sont elles même dépendantes de notre être, de notre culture et de notre foi, et donc le besoin de poser ces faits, ces projets et de les examiner... ils ne seront sinon que les bases d'autres tyranies...
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"Si tu peux te quoter toi même, t'es trop fort" Gortogg
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