|
Benmars |
 |
Guru 
Déconnecté
Niveau : 5 N° de Membre :
870
Ancienneté : 100%
Participation : 13%
Inscription: 03 Apr 2002
Localisation:
Age: 55
Messages: 11324
Sujets Lancés : 780
|
Citation: Message écrit par Schoubi, le 03-11-2004 à 11:26
Tu rigoles ? Les USA ont la plus grosse planche à billet du monde.....Pratiquement tout les pays d'amerique du Sud utilise préférentiellement le dollar à leur monnaie locale, idem pour beaucoup de pays asiatiques (excepté la Chine).....L'euro a encore beaucoup de chemin à faire avant de s'imposer comme monnaie concurrente au dollar |
Citation: Pourquoi George Bush tient-il aussi furieusement à faire la guerre à l'Irak ?
Par Geoffrey HEARD. Melbourne, Australie.
LES DOLLARS DU PETROLE
La clef de tout ça, c'est la monnaie agréée pour le commerce du pétrole. D'après un accord avec l'OPEP, tout le pétrole s'est échangé contre des dollars depuis 1971 ( après l'abandon de l'étalon or), ce qui rend de facto, le dollar la monnaie la plus importante pour le commerce international. Si les autres pays doivent accumuler les dollars pour acheter du pétrole, ils veulent aussi pouvoir utiliser cette accumulation pour commercer dans d'autres domaines. C'est ce qui donne à l'Amérique un avantage énorme et lui permet d 'avoir une position hégémonique dans le commerce mondial.
En tant que bloc économique, l'UE est le seul « challenger » des USA, et elle a créé l'euro pour rivaliser avec le dollar sur les marchés internationaux. Toutefois, l'UE n'est pas encore unie derrière l'euro- il y a une bonne part de chauvinisme dans les politiques nationales, le moindre n'étant pas celui de la Grande-Bretagne- et de toutes façons, aussi longtemps que toutes les Nations devront amasser des dollars pour acheter du pétrole, l'euro ne pourra réaliser que des avancées très limitées sous le règne du dollar.
En 1999, l'Irak, seconde réserve mondiale de pétrole, s'est converti au commerce du pétrole en euros. Les analystes américains on bien ri : l'Irak venait de commettre une faute, qui allait plonger le pays dans la pauvreté. Mais, deux ans plus tard, les sonnettes d'alarme se mirent à tinter : l'euro grimpait à l'inverse du dollar : l'Irak avait fait un bond économique, en acceptant le paiement en euros. L'Iran a commencé à y réfléchir; le Venezuela, 4ème producteur mondial l'a envisagé et a commencé à casser la suprématie du dollar en passant des accords avec différents pays, y compris avec la bête noire des USA : Cuba. La Russie cherche à vendre du pétrole à l'Europe -marché évident- payable en euros.
La main-mise du billet vert sur le pétrole, et par conséquent sur le commerce mondial s'en trouvait menacée. Si l'Amérique n'intervenait pas immédiatement, ce feu de broussaille économique risquait de se transformer en incendie capable de consumer l'économie américaine et sa domination sur le commerce mondial.
D'OÙ VIENT CET AVANTAGE DU DOLLAR ?
Imaginez : vous êtes très endetté, mais tous les jours vous faîtes des chèques en dollars que vous ne possédez pas: une nouvelle voiture de luxe, la location d'une maison au bord de la mer, un voyage de rêve. Vos chèques ne devraient avoir aucune valeur, mais ils vous permettent d’acheter, parce que les chèques que vous faîtes n'arriveront jamais à la banque ! Vous avez l'assurance de ceux qui possèdent ce que tout le monde veut ( appelez ça pétrole ou gaz), qu'ils accepteront uniquement vos chèques en paiement. Cela veut dire que tout le monde doit accumuler vos chèques pour pouvoir acheter du pétrole ou du gaz. Puisqu’on doit entasser vos chèques, on s'en sert aussi pour acheter autre chose. Vous faites un chèque pour acheter une télé, le marchand de télé l'échangera contre du pétrole, le vendeur de pétrole s'en servira pour acheter des fruits et légumes, le marchand de légumes pour acheter du pain, le boulanger pour acheter de la farine, et le chèque circule, encore et encore, mais ne revient jamais à la banque. Dans vos comptes, vous avez une dette, mais tant que vos chèques n’atteignent pas la banque, vous n'avez pas à payer. En fait, vous avez eu une télé gratuite.
Voilà la situation dont les USA ont profité pendant trente ans : ils ont fait un tour gratuit de commerce international pendant tout ce temps. Ils ont reçu une subvention énorme du monde entier. Au fur et à mesure que la dette augmentait, les USA ont imprimé des billets ( fait des chèques), pour continuer à faire du commerce. Pas étonnant que ce soit une « centrale » économique ! Et puis, un beau jour, un vendeur de pétrole dit qu'il va accepter les chèques de quelqu'un d'autre : et quelques-uns uns pensent que ce pourrait être une bonne idée. Si cela se répand, les gens vont arrêter d'accumuler vos chèques, qui devront revenir très vite à la banque, et cela va commencer à sentir mauvais !
Mais vous êtes puissant, dur et très agressif. Vous n'avez pas peur du gars qui peut faire des chèques - il est puissant, lui aussi - mais, en trouvant une excuse « légitime », vous pouvez écraser le vendeur de pétrole, lui faire peur et le forcer ainsi que ses collègues, à la soumission. Et voilà en un mot, ce que les USA sont en train de faire en Irak.
PRECARITE DE L'ECONOMIE AMERICAINE.
L'Amérique est impatiente d'attaquer l'Irak à cause de la vitesse à laquelle un incendie, déclenché par l'euro pourrait se répandre. Si l'Iran, le Venezuela et la Russie rejoignaient l'Irak et échangeaient de grandes quantités de pétrole en euros, l'euro atteindrait une puissance suffisante pour faire levier dans le commerce international. Les autres pays devraient alors échanger leurs dollars pour des euros. Les dollars que les US ont imprimés, les chèques qu'ils ont faits commenceraient très vite à rentrer au pays, entraînant avec eux l'illusion de leur valeur. La situation économique réelle des USA est aussi mauvaise qu 'elle peut l'être : c'est le pays le plus endetté du monde. La dette s'élève à 12 000 dollars pour chacun de ses 280 millions d'hommes, de femmes et d’enfants. Cette situation est pire que celle qu'a connue l'Indonésie, il y a quelques années, et plus récemment, l'Argentine.
Même si l'OPEP ne se convertissait pas massivement à l'euro ( et ça ferait un joli profit, non basé sur le pétrole pour les pays de l'OPEP ; de même que cela contribuerait à diminuer la dette que les USA ont réussi à imposer à certains d'entre eux), les problèmes des USA iraient s'intensifiant. Même si un faible volume du commerce du pétrole se faisait en euros, cela aurait deux conséquences immédiates :
-Augmenter l'attractivité de l'euro auprès des membres de l'UE, ce qui les inciterait à rejoindre la zone euro : en conséquence l'euro deviendrait plus fort, ce qui pousserait les pays producteurs de pétrole à reconnaître l' euro comme valeur d'échange, et tous les autres pays comme monnaie pour toutle commerce.
-Activer le retour des dollars vers les USA alors que les banques n'ont pas de quoi les couvrir.
-Susciter la « sur-réaction » habituelle des marchés, ce qui en un rien de temps entraînerait le dollar dans une spirale à la baisse.
LA SOLUTION DES USA
La réponse américaine à la menace de l'euro était prévisible. Cette réponse, c'est la guerre.
En allant faire la guerre en Irak, les USA visent six buts :
-Sauvegarder l'économie américaine en poussant l'Irak à revenir à la vente du pétrole en dollars, pour que le billet vert redevienne la seule monnaie d'échange.
-Envoyer un message très clair aux autres pays producteurs pour qu'ils mesurent ce qui pourrait leur arriver s'ils ne restaient pas dans le «cercle du dollar ». L'Iran a déjà reçu le message ( rappelez-vous votre étonnement, quand, en plein processus de laïcisation et de modération, l’Iran a été désigné comme « un membre de l'axe du mal » !).
-Mettre la seconde réserve mondiale de pétrole sous contrôle des USA.
-Installer un état laïc, stable là où les USA peuvent faire stationner une force énorme (peut-être avec l'aide de certains de ses alliés comme la Grande-Bretagne et l'Australie), pour dominer tout le Moyen-Orient et ses ressources vitales de pétrole. Cela permettrait aux USA d'éviter de se servir de la Turquie ( versatile ), Israël ( politiquement impossible) et l’Arabie Saoudite, second pays visé, lieu de naissance d'Al Qaida et foyer d'anti-américanisme notoire
-Remettre sévèrement à leur place l'UE et l'euro, seul bloc commercial dont la monnaie est assez forte pour s'attaquer à la domination des USA et du dollar.
-Apporter une couverture aux USA pour une opération de renversement du gouvernement vénézuélien, démocratiquement élu, en le remplaçant par une junte amie des américains, et ainsi s'approprier le pétrole du Venezuela.
Enfermer de nouveau le monde dans « les dollars du pétrole » consoliderait la position actuelle des USA et les rendrait inexpugnables en tant que puissance dominante, aux plans économique et militaire. Une Europe en morceaux ( et les USA font tout ce qu'ils peuvent pour faire exploser l’Europe ; ça a été facile avec l'Angleterre, mais d'autres pays d'Europe ont apporté leur soutien par leur vote à l'ONU), et l'euro subiraient un sérieux échec et pourraient mettre des décennies à s'en remettre.
Il s'agit là de la lutte la plus dure des temps modernes, pour le pouvoir absolu. Il est peu probable que les USA acceptent que le massacre de quelques centaines de milliers d'Irakiens soit un obstacle à sa domination du monde.
Le président Bush a promis aux américains de protéger leur niveau de vie. Voilà ce qu'il voulait dire. |
source : http://sapiensweb.free.fr/articles/2-heard1.htm
J'ajouterai : actuellement :
- maintenir l'instabilité pour justifier la présence US (qui devaient partir en juin 2004) et continuer à s'en mettre un max dans les poches, au dépent du GI qui meurt là-bas.
__________________
Tout le monde est un génie. Mais si vous jugez un poisson sur ses capacités à grimper à un arbre, il passera sa vie à croire qu'il est stupide.
A. Einstein
Signaler ce message à un modérateur | IP: Logguée Temps en ligne : 57 Jours, 6 Heures, 9 Minutes, 0 Seconde en ligne
|