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Ça ne s'arrange pas.
Iznogoud continue son délire populiste :
Citation: "Le juge doit payer pour sa faute." Avec cette dernière déclaration, Nicolas Sarkozy a déclenché un tollé dans la magistrature. S'exprimant devant les généraux et commandants de gendarmerie réunis Place Beauvau mercredi 22 juin, le ministre de l'intérieur est revenu sur le cas de Patrick Gateau, un condamné à perpétuité soupçonné d'avoir assassiné une femme, Nelly Crémel, en Seine-et-Marne, alors qu'il était en libération conditionnelle (Le Monde du 15 juin).
"En conseil des ministres, j'ai demandé au président de la République de demander au garde des sceaux ce qu'il allait advenir du magistrat qui avait osé remettre un monstre pareil en liberté conditionnelle" , a ajouté M. Sarkozy. Le ministre de la justice, Pascal Clément, a répondu jeudi que "la loi, toute la loi, a été respectée" , pour accorder sa libération conditionnelle à M. Gateau : "C'est un collège de trois magistrats qui s'est prononcé sur la base d'avis et d'expertises." Dans l'entourage du ministre de l'intérieur, on affirme que les termes qu'il a employés sont "l'expression ramassée d'une réflexion plus large" sur le fonctionnement de la justice. "On constate qu'il y a une vraie irresponsabilité des juges. Est-il normal que la décision d'un magistrat, porteuse de l'onction sacrée, ne soit jamais discutée, et qu'un juge ne subisse jamais les conséquences d'une faute, contrairement à tous les fonctionnaires ?"
Le cabinet de M. Sarkozy avance le besoin d'"une procédure, une instance au sein du ministère de la justice qui permettrait de mettre au jour et de sanctionner les fautes et les dysfonctionnements graves." Autre thème de réflexion du ministre, hors de son champ d'activité à l'intérieur : la collégialité des décisions prises par les magistrats, dans les affaires complexes. "Comme on l'a vu avec l'affaire d'Outreau, il ne faut pas laisser un juge sans expérience gérer seul un dossier sensible" , souligne-t-on Place Beauvau.
"JE NE RETIRE RIEN"
Pour Dominique Barella, président de l'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire), les propos de M. Sarkozy rappellent ceux de Jean-Marie Le Pen à la veille du second tour de l'élection présidentielle de 2002 _ "il faut épurer la magistrature d'un tiers de ses membres" _ et ceux de Silvio Berlusconi, le président du Conseil italien, qui avait qualifié les juges de "malades mentaux" . "Le ministre de l'intérieur se pose en justicier, dans la toute-puissance et la confusion des pouvoirs, et de façon totalement démagogique" , s'insurge le président de l'USM. Les attaques "contre les décisions juridictionnelles ne peuvent conduire qu'au blocage de toute l'institution" , ajoute M. Barella.
Même colère au Syndicat de la magistrature (SM, gauche). Pour Agnès Herzog, coresponsable du SM, "affirmer que le juge a commis une faute alors que toutes les voies de recours existent, et demander au ministre de la justice qu'il soit sanctionné, est une atteinte fondamentale aux principes de la démocratie" .
Peu avant, à l'Assemblée nationale, M. Sarkozy, mis en alerte par la une du Monde titrant sur son "discours populiste" , se tenait prêt à répondre aux interpellations. "Je ne retire rien, je ne regrette rien" , a prévenu le ministre de l'intérieur à propos de sa promesse de "nettoyer au Karcher" la cité de La Courneuve après la mort d'un enfant de 11 ans. Et, se tournant vers la gauche de l'Hémicycle : "En voyant votre réaction, je comprends pourquoi le peuple s'est détourné de vous. Parce que vous ne comprenez pas le peuple, parce que vous avez oublié le peuple !" , s'est exclamé M. Sarkozy. Et le ministre de fustiger "les bonnes consciences qui acceptent l'inacceptable et sont choquées par les mots ; nous, nous allons faire reculer l'extrême droite, la pauvreté et la violence" .
Mais ce n'était encore que la première salve. Le ministre, en effet, ne retenait pas son exaspération quand le député (PS) du Gers Philippe Martin, dénonçant des propos "consternants" , n'hésitait pas à s'interroger sur la "fragilité du comportement" du ministre d'Etat.
Au milieu des huées et des claquements de pupitres, agrippé au micro, le doigt tendu vers les bancs de l'opposition, M. Sarkozy prenait alors vivement à partie son interlocuteur : "Vous voulez être compris des donneurs de leçon, je veux être entendu du peuple ! J'emploie des mots pour être compris de tous." Vous avez dit "populisme" ; je réponds "peuple" , revendiquait-il clairement.
| (source : le Monde)
Iznogoud ne sait plus quoi faire pour exister. Lamentable, consternant, inquiétant. 
Décidémment, il me rappelle de plus en plus Pasqua.
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Je définis la cour un pays où les gens
Tristes, gais, prêts à tout, à tout indifférents,
Sont ce qu'il plaît au Prince, ou s'ils ne peuvent l'être,
Tâchent au moins de le paraître,
Peuple caméléon, peuple singe du maître,
On dirait qu'un esprit anime mille corps ;
C'est bien là que les gens sont de simples ressorts.
Signaler ce message à un modérateur | IP: Logguée Temps en ligne : 16 Jours, 5 Heures, 3 Minutes, 19 Secondes en ligne
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