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ludovike |
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jeudi dans la capitale espagnole. Par ailleurs, à deux jours des élections législatives, l'incertitude quant à l'influence des attentats sur le scrutin continuait de planer
Début de polémique à Madrid
Madrid : Diane Cambon
[13 mars 2004]
C'est une Espagne en deuil et encore sous le choc du quadruple attentat perpétré jeudi matin à Madrid qui s'apprête demain à voter aux élections législatives nationales. Alors que ce scrutin semblait être joué d'avance, l'impact politique de cet acte terroriste, le plus sanglant de l'histoire espagnole, pourrait changer la donne. Les conséquences sur les résultats sont d'autant plus incertaines qu'il plane un doute sur les présumés responsables de ce carnage, où 199 personnes ont été tuées et plus de 1 400 blessées.
Nul doute que cet attentat va avoir une répercussion sur l'abstention et les 30% d'électeurs indécis. A en croire les analystes, les Espagnols devraient aller voter en masse, ne serait-ce que pour défendre les valeurs démocratiques. Reste à savoir si le vote des 34,5 millions d'électeurs ira au favori du scrutin, le candidat du Parti populaire Mariano Rajoy, ou à son rival socialiste, le jeune José Luis Rodriguez Zapatero. «Traditionnellement, lorsque la participation est élevée, cela profite aux socialistes»,note Josu Mezo, professeur de sciences politique.
Cette inconnue est en grande partie relative à la question de savoir si, d'ici à dimanche, se confirme la piste du terrorisme basque ou la piste islamique. Si les responsables sont basques, le parti de José Maria Aznar pourra compter sur le soutien de l'opinion et du monde politique, unis dans la lutte contre le terrorisme d'ETA. «Si l'on présume que c'est ETA, l'interprétation émotionnelle évidente est que cela conduira les gens à soutenir le parti qui s'est montré le plus dur à son encontre», juge Josu Mezo. En revanche, si les poseurs de bombes sont islamistes, l'appui sans faille de Madrid à l'Administration Bush dans l'intervention en Irak pourrait se retourner contre le gouvernement. «Nous n'avons jamais connu une chose aussi horrible. Il est impossible de dire comment le peuple espagnol va réagir. C'est de la devinette», conclu Josu Mezo.
Si l'ensemble des partis ont d'un commun accord accepté de ne pas exploiter le drame des attentats, certaines voix se sont élevées hier pour exiger que toutes les informations sur les présumés coupables soient révélées au public. Le président nationaliste basque Juan José Ibarretxe et le leader communiste Gaspar Llamazares ont été les premiers dirigeants à demander au gouvernement de n'occulter aucune révélation, «par respect pour les victimes, qui ont le droit de connaître leurs bourreaux». Plus vindicatif, Arnaldo Otegi, le porte-parole de la formation radicale basque interdite Batasuna, a assuré que le chef du gouvernement espagnol «mentait et savait qui a commis» les attentats, mais qu'il «maintiendrait l'hypothèse d'ETA jusqu'à l'issue du scrutin de dimanche».
Cette question faisait aussi hier matin la «une» des principaux journaux. On pouvait lire dans le quotidien conservateur El Mundo : «L'important, c'est de savoir clairement ce qui est arrivé et de mettre en lumière les preuves afin que les Espagnols puissent aller voter en connaissant l'auteur de ces massacres.» El Pais constatait que «le gouvernement insiste pour la piste d'ETA». «Il faut seulement espérer qu'il n'y a pas eu de sa part une dissimulation, ou une manipulation de l'information», a écrit le journal.
Hier matin, José Maria Aznar a assuré qu'«aucune piste de l'enquête ne sera écartée et qu'elle portera bientôt ses fruits», en évitant de dire quelle hypothèse privilégient les enquêteurs. «Nous traduirons les coupables en justice», a-t-il déclaré.
Jeudi, quelques heures après les attentats, le gouvernement affirmait avec force qu'ETA était responsable de l'opération, avant de tempérer dans la soirée son propos en n'excluant plus la piste islamiste. Le bien-fondé et la rapidité des déclarations du gouvernement dénonçant ETA sont soupesés par la presse espagnole et certains analystes politiques. «Si, finalement, les auteurs ont été les membres d'al-Qaida ou ses associés, le ministre de l'Intérieur aura commis une grave erreur en se précipitant pour affirmer qu'ETA est coupable de ces actes», écrivait l'éditorialiste de El Mundo.
«Cela donnerait du poids à la suspicion qu'en certaine occasion le ministre a placé ses préjugés avant les faits objectifs qui doivent guider la lutte antiterroriste.» Paraissant réagir à ces soupçons, le chef du gouvernement a déclaré que son équipe «avait toujours fait preuve de transparence» sur le terrorisme.
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 ludovike
Tu pourrais articuler ? J’entends rien entre la queue dans ta bouche et l’apitoiement qui t’étouffe.
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