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Citation: Message écrit par ludovike, le 06-07-2005 à 22:50
là c'est vraiment n'importe quoi 
alors explique en quoi le non aurait aucune influence et en quoi chirac serait responsable !!!
a vouloir te bloquer sur chirac tu nous sort des conneries plus grosses que toi 
il serait temps pour voir plus loin que ton aversion pour la droite et relfechir avant de parler.
sur le coup, notre region, le nord pas de calais s'en sort bien , nous allons etre le passage obliger( ou presque) de l'europe pour londres 
les retombees reisauent d'etre plus importante encore que si paris avait gagné |
Connerie ? Ma foi.
Je n'ai pas besoin de me bloquer sur Chirac, il est déjà mort politiquement. Même ses amis le laissent tomber. Et s'il échappe à la prison, ce ne sera que par une nouvelle magouille ou par protection.
Je dis que je ne crois pas à une analyse politique, que tout ça n'est qu'une histoire de gros sous.
Mais si l'on doit faire une analyse politique, je maintiens que l'image de Chirac à l'étranger est bien plus négative que l'impact du NON au référendum. Tiens, voici qq extraits qui devraient te passionner.
Citation:
Le Standaard (Belgique néerlandophone, de tendance conservatrice modérée)
« Le peuple français vient d’adresser à Jacques Chirac sa lettre de licenciement. »
The Economist (hebdomadaire basé à Londres mais de diffusion internationale, franchement libéral)
« L’origine des problèmes de la France, ce n’est pas l’Europe, ce n’est pas le capitalisme global, ce n’est pas la révolte de certains socialistes, ce n’est pas plus l’extrême droite ou l’extrême gauche. C’est M. Chirac. Son incapacité à montrer clairement aux Français le besoin de réformes lui est revenue comme un boomerang. […] La meilleure réponse de M. Chirac aurait été de suivre l’exemple laissé par Charles de Gaulle après qu’il eut perdu le référendum de 1969 : accepter de reconnaître sa responsabilité et démissionner. »
The Daily Telegraph (organe du conservatisme britannique)
« Le président français paie au prix fort pour avoir conduit la France au désastre, personnellement humilié, méprisé par les Français, il est de plus la risée du monde. »
The Independent (britannique, de gauche mais indépendant comme son nom l’indique, francophile)
« Lorsqu’un pays se révolte contre les élites parisiennes et bruxelloises, il est clair que la réponse la mieux appropriée est de nommer à Matignon un bellâtre, un technocrate doublé d’un aristocrate poète et philosophe. »
The Guardian (britannique, de gauche)
« Face à la défaite, [M. Chirac] ne semble avoir rien de mieux à proférer que des platitudes sur la difficulté qu’il y aura désormais à défendre les intérêts de la France. »
Sydvenska Daglabet (Suède, de droite)
« Enivré par le pouvoir, sans principes, pompeux jusqu’au ridicule, petit corrompu minable, ce président est une malédiction non seulement pour la France, pays fondateur de l’Union européenne, mais aussi pour toute l’Europe. »
Il Foglio (Italie, de droite, appartenant à l’épouse de M. Berlusconi)
« Ce n’est pas de cette façon [en nommant M. de Villepin Premier ministre] que l’on bâtit un projet politique ambitieux et grand comme un continent. » |
Citation: Chirac, serial-loser vu de l'étranger
Depuis le 29 mai, le Président fait l'objet de toutes les attaques. Son départ est même souhaité.
Par Marc SEMO et Odile BENYAHIA-KOUIDER et Armelle THORAVAL et Eric JOZSEF et ZOLTOWSKA Maja
jeudi 16 juin 2005 (Liberation - 06:00)
Il est l'homme malade de l'Europe. Un leader isolé, affaibli depuis la victoire du non le 29 mai et dont l'affaiblissement entraîne celui de l'Union. Et, tout d'abord, celle d'un couple franco-allemand qui en fut le moteur pendant un demi-siècle. Bien sûr, les diverses «exceptions françaises» suscitent aussi leur volée de bois vert, mais c'est d'abord Jacques Chirac, Européen de conviction tardive, qui en prend pour son grade chez les membres de l'UE.
«Un poids», «un perdant»
«Chirac n'a pas suivi l'exemple du grand Charles de Gaulle, qui, après avoir perdu son référendum, avait démissionné dans la même nuit, écrivait dans son éditorial le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung au lendemain de la déroute du référendum sur le traité constitutionnel. Et pourtant Chirac n'a jamais été aussi mal en point [...] Il y a beaucoup de perdants, mais le père de la défaite, le perdant de tous les perdants, c'est Jacques Chirac lui-même.» Trois jours plus tard, le très sérieux Financial Times Deutschland titrait «Bonjour tristesse : Chirac est devenu un poids pour l'Union européenne».
La presse italienne n'est guère plus tendre. «Le politicien qui a jeté dans la balance cinquante ans d'une extraordinaire carrière politique, et tout son prestige, est aujourd'hui un mort vivant: malgré la filiation affichée, Chirac n'est pas de Gaulle, lequel, en 1969, avait abandonné l'Elysée une heure après avoir pris connaissance du référendum sur la décentralisation», accuse Il Foglio, quotidien de la droite libérale. A gauche, la Repubblica est encore plus dure, soulignant sous la plume de l'un de ses grands éditorialistes que «l'échec chiraquien au référendum a provoqué une double crise en France et en Europe».
Alors que le climat s'envenime entre Londres et Paris sur le budget européen, les quotidiens britanniques sont encore plus assassins, notamment les tabloïds comme le Daily Mail, où Simon Heffer ferraille déjà depuis longtemps contre «Jacques l'escroc», l'accusant de lancer la bataille sur le chèque britannique comme diversion pour faire oublier les charges de corruption pesant contre lui.
Pour autant, la presse «de qualité» n'est guère plus tendre. Le Soir de Bruxelles résume : «Jacques Chirac sort carbonisé de l'échec du référendum. Non seulement le chef de l'Etat perd son pari européen, mais il reçoit de surcroît en plein visage l'échec d'une décennie entière d'impuissance.»
«Un combinard», «une plaie»
Désormais, le président français fait rire à ses dépens. Et, en premier lieu, dans les couloirs de la Commission, à Bruxelles. «Il y a un contraste saisissant entre la solennité de ses propos et le grotesque de sa situation après le massif désaveu exprimé lors du référendum», ironise un haut fonctionnaire européen. «Pendant longtemps, nous avons admiré l'animal politique qui a réussi à amener son mouvement, très divisé sur l'Europe, à une position proeuropéenne. Mais, aujourd'hui, Chirac est devenu une plaie pour l'UE, estime un expert chargé de mission auprès du gouvernement allemand. Il n'a pas été capable de partir au bon moment. Par égotisme ? Ou sénilité ? L'Europe ne peut pas se permettre de perdre encore deux ans. Il doit démissionner.»
Nombre d'experts d'autres capitales européennes sont peu ou prou du même avis, et ne sont guère rassurés par le nouveau gouvernement de l'après-référendum. «Les choses s'étaient améliorées après que Michel Barnier, bon connaisseur des dossiers européens et des nouveaux membres, s'était installé au Quai d'Orsay. Mais il a été l'une des victimes du remaniement. Et nous sommes consternés par le choix de son successeur», avoue un haut fonctionnaire du ministère des Affaires étrangères d'un des nouveaux membres d'Europe centrale. Le président du Parlement polonais, Wlodzimierz Cimoszewicz, ex-ministre des Affaires étrangères, a déclaré au quotidien Gazeta que «la France se trouve au bord d'un affaiblissement exceptionnel de sa position en Europe».
En fait, tous s'interrogent sur les raisons des échecs à répétition _ depuis la dissolution de 1997 jusqu'au référendum _ d'un politicien éprouvé qui se targue de bien sentir son pays. «J'avais dit à Chirac qu'un référendum ne répond jamais à la question qui est posée, raconte Romano Prodi, ancien président de la Commission et leader de l'opposition de centre gauche italien. Mais il était plus que sûr d'un résultat positif... Il préférait avoir une Constitution encore plus forte, renforcée par un oui français.» Gianfranco Fini, ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement Berlusconi, pourfend lui aussi «cette erreur du président Chirac d'avoir voulu utiliser politiquement le référendum». Un expert et universitaire britannique, bon connaisseur de la France, remarquait, lapidaire, après la débâcle du référendum : «Comment voulez-vous qu'un type qui gère d'abord ses intérêts personnels puisse convaincre les Français ?» Beaucoup, outre-Manche, redoutent que le président français use de «ses combines habituelles». Travaillistes, libéraux démocrates et conservateurs s'accordent sur ce point, soulignant la «faiblesse chiraquienne», mais aussi l'incapacité des gouvernements français successifs à lutter efficacement contre le chômage.
Un dinosaure, «un inconstant»
Cet acharnement contre Jacques Chirac est d'autant plus fort que le contentieux est ancien. En Grande-Bretagne, déjà l'an dernier, un article du correspondant à Paris du Guardian soulignait comment Chirac usait et abusait de sa proximité avec ses concitoyens. «Comme les Français, il n'est pas toujours d'une honnêteté irréprochable», écrivait ce journaliste, rappelant que «comme les Français, il est inconstant, et ses multiples volte-face politiques lui ont paradoxalement longtemps valu la sympathie de ses électeurs.»
L'image présidentielle est encore plus mauvaise en Pologne, notamment parmi les jeunes. De même que le chancelier allemand Schröder, Chirac est perçu comme un dinosaure qui freine le développement de l'Europe en défendant des acquis sociaux démesurés et par le protectionnisme sur le marché du travail. Tous ont encore en mémoire la formule méprisante qu'il avait lancée en 2003, peu avant l'intervention américaine en Irak, approuvée par Varsovie et certains des futurs pays membres : «Vous avez perdu une bonne occasion de vous taire.» Chirac avait pourtant été l'un des plus fervents avocats de l'élargissement et de l'intégration de la Pologne dans l'UE. «Dommage que cette formule pèse encore si fort», déplore le politologue Roman Kuzniar, de l'Institut polonais des affaires publiques. «Certains hommes politiques se réjouissent de sa défaite en oubliant que c'est une défaite commune européenne.»
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Alors ludovike, avant de dire des âneries plus grosse que toi , renseigne-toi un peu. Il serait temps de regarder la vérité en face. 
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Je définis la cour un pays où les gens
Tristes, gais, prêts à tout, à tout indifférents,
Sont ce qu'il plaît au Prince, ou s'ils ne peuvent l'être,
Tâchent au moins de le paraître,
Peuple caméléon, peuple singe du maître,
On dirait qu'un esprit anime mille corps ;
C'est bien là que les gens sont de simples ressorts.
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