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Sumatriptan |
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La crise du CPE vu de l'étranger:
Vu des USA:
Citation: Les jeunes français ont des idées de vieux
La presse américaine regarde d'un œil moqueur la révolte des "jeunes bourgeois" contre le CPE qu'elle compare aux émeutes des "jeunes de banlieue" de novembre dernier. Pour les Américains, ces manifestations ne sont qu'une preuve de plus de l'immobilisme français.
Pour The Wall Street Journal, le recours systématique des Français aux manifestations de rue est le signe d'une "démocratie chancelante":
"les fonctionnaires qui s'accrochent à leurs postes médiocres mais sûrs prennent en otage le reste des Français et les terrorisent en paralysant les trains ou en coupant l'électricité. L'Etat subventionne ainsi sa propre opposition, qui se dresse contre le moindre effort pour moderniser la France. En marchant aux côtés des syndicats, la jeunesse française d'aujourd'hui demande elle aussi des privilèges et un emploi médiocre mais sûr. Drôle de rêve pour des jeunes de 20 ans ! Les protestations actuelles pourraient être l'occasion d'une refonte constitutionnelle. Quand quelques milliers de personnes revendiquent le droit légitime de faire la loi pour des millions de gens, un pays ne peut plus se qualifier de république démocratique."
http://www.courrierinternational.co...=france&bloc=06
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Vu d'angleterre:
Citation: Les Français n’ont rien compris
L’éditorialiste de The Observer, pourtant réputé de gauche, vilipende pareillement les étudiants qui veulent maintenir un impossible statu quo et le nationalisme économique du gouvernement. Pour le journal , les deux sapent l’UE.
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Vu du Portugal
Citation: Tant de motifs pour aller crier dans la rue
La jeune psychologue portugaise Joana Amaral Dias, choquée par le mépris dans lequel on tient les jeunes, se place résolument dans leur camp |
Vu d'Australie
Citation: Qui a besoin de la France ?
Pour le seul quotidien national australien, les Français devraient suivre l'exemple des pays libéraux tels que les Etats-Unis, le Royaume-Uni et l'Australie – où le taux de chômage dépasse rarement les 5 % –, afin de se rendre compte que "les réformes actuelles ne sont qu'un premier pas pour empêcher une crise économique et sociale semblable à celle qu'a vécue l'Argentine".
Conseillant aux étudiants qui manifestent d'être plus assidus au cours d'économie, l'éditorial australien observe finalement que "le reste du monde n'a pas autant besoin de la France que la France a besoin du reste du monde". |
Vu de Russie
Citation: La France a besoin d'un Staline ou d'un Ben Laden
Les Izvestia observe ainsi "le petit commerce de publications introuvables en kiosque, des journaux trotskistes, d'extrême gauche et anarchistes" dont les noms sont particulièrement évocateurs : Bolchevique, Les Spartakistes, Révolution internationale ou Nouvelle Vie ouvrière.
D'ailleurs, les Izvestia, publiées depuis mars 1917, décèlent une certaine "nostalgie de l'Union soviétique" dans les propos désenchantés d'un manifestant de gauche de 77 ans. "Je ne crois plus à l'avenir radieux, mais cela ne veut pas dire que je dois baisser les bras", confie ce retraité au journal.
Reste que, devant le spectacle des revendications de la rue, les Izvestia manquent de discernement. En effet, au risque de semer la confusion chez ses lecteurs, le journal russe reprend en titre de une les propos pour le moins excessifs d'un obscur étudiant de banlieue : "Pour mettre de l'ordre en France, il nous faut un Staline, ou, mieux encore, un Ben Laden"... |
Revue de presse européenne
Citation: La presse européenne réagit à cette énième confrontation franco-française opposant l'arrogance du pouvoir à la colère de la rue.
"Nous ne voulons pas devenir la génération low cost." Des lycées de banlieue à ceux des quartiers bourgeois, ce sont partout les mêmes slogans. 22 % des jeunes Français de moins de 26 ans sont actuellement au chômage, chiffre qui atteint 50 % dans les banlieues. C'est le record d'Europe", note le Corriere della Sera. Le quotidien italien cite le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, pour qui la réforme du marché du travail est inéluctable : "On ne peut pas continuer à vivre dans l'illusion que l'on peut garantir les choses comme elles étaient dans le passé. On doit réformer, mais dans le dialogue, avec les partenaires sociaux."
Dans un article intitulé "Le pouvoir des lycéens", la Frankfurter Allgemeine Zeitung s'étonne qu'en l'espace de quelques semaines "une minorité d'étudiants et de lycéens bien organisés ait réussi à transformer une réforme limitée du marché du travail en un symbole du destin de toute une génération". La "réinterprétation idéologique" du CPE comme "sacrifice d'une génération sur l'autel de l'arbitraire des employeurs" est le fait "d'organisations très actives dont la sphère d'influence comprend même les lycées", estime le quotidien libéral allemand, selon lequel les événements actuels sont le résultat d'une crise chronique de l'éducation qui remonte aux années 1970, lorsque le président Giscard d'Estaing a commencé la "politique de nivellement par le bas dans l'éducation publique".
Le CPE, c'est "une bombe à retardement pour la droite", titre El País. "Normalement, le grand bénéficiaire, dans le camp de la droite, devrait être le rival de Villepin, le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy, qui verrait ainsi s'enfoncer le candidat de Jacques Chirac et s'ouvrir le chemin vers la candidature présidentielle. Mais ce n'est pas le cas", note le quotidien national espagnol de centre gauche. "Parmi les sarkozystes, on craint que la chute de Villepin n'entraîne leur champion ou que Chirac lui fasse le cadeau empoisonné de le nommer au poste de chef du gouvernement. C'est pourquoi la consigne est : nommons Michèle Alliot-Marie [la ministre de la Défense], la dernière chiraquienne."
"La rue est un vecteur d'expression sociale et politique", estime Le Jeudi, journal luxembourgeois, dans un éditorial. "Par contre, le fait que dans une vieille démocratie elle joue ce rôle quasi systématiquement et s'impose comme un complément des débats parlementaires est plutôt exceptionnel. La France en est l'exemple type. L'annonce d'une réforme suffit à lancer les cortèges de protestation. C'est peut-être ce qui fait le 'charme' de la France, même si, vue de l'extérieur, la multiplicité des conflits laisse l'observateur perplexe. Il en est ainsi du contrat première embauche (CPE), une réforme de lutte contre le chômage lancée par le gouvernement de Villepin et adoptée par les députés. Pourtant, elle jette les étudiants – qui y voient une institutionnalisation de la précarité – dans les rues."
"Ce n'est pas le CPE en soi qui pose problème, mais bien plutôt le fait qu'il ouvre une brèche dans un dispositif légal et réglementaire fondamentalement dissuasif pour l'emploi", écrit La Tribune de Genève. "Car, si la France connaît un taux de chômage élevé, et particulièrement chez les jeunes, ce n'est pas que sa main-d'œuvre serait moins qualifiée qu'ailleurs, mais uniquement que les employeurs hésitent à embaucher des travailleurs qu'il leur sera ensuite très difficile de licencier." Le quotidien suisse stigmatise le Code français du travail, "l'une des législations les plus rigides qui soient".
Dans le quotidien britannique de gauche The Guardian, Stuart Jeffries défend un point de vue différent. "Pourquoi les Français sont-ils si prompts à descendre dans la rue ? Peut-être parce que, à la différence des Britanniques, ils ont encore quelque chose à perdre."
Courrier international |
Comme d'habitude des analyses de la presse européenne bien plus sensé et eclairé que notre presse française.
L'analyse du Wall street Journal est très pertinente notamment sur l'état de déliquescence de notre démocratie.
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Si vous me voyez lutter avec un ours, priez pour l’ours. Sumatriptan
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