|
ludovike |
 |
Guru 
Déconnecté
Niveau : 5 N° de Membre :
2390
Ancienneté : 99%
Participation : 17%
Inscription: 19 Jun 2002
Localisation: boyau rouge ( eleve a la chimay et au jack)
Age: 59
Messages: 14667
Sujets Lancés : 253
|
c'est un lymphome ( cancer des ganglions) , c'est partit pour la chimio 
Ce lymphome (maladie du sang, caractérisée par la prolifération maligne de cellules lymphoïdes et réticulaires qui tendent à infiltrer tout l'organisme) est caractérisé par la présence dans les organes atteints de cellules réticulaires dystrophiques : les cellules de Sternberg.
La maladie touche surtout l'adulte entre 15 et 60 ans.
[?] Causes et facteurs de risque
La cause de la maladie est inconnue.
[?] Les signes de la maladie
Les adénopathies sont des ganglions fermes, indolores, pouvant se trouver dans tous les territoires ganglionnaires.
Parfois il s'agit d'un ganglion cervical ou thoracique isolé chez un adulte jeune.
Dans tous les cas, la persistance plus de 3 semaines de ganglions augmentés de volume, sans caractère inflammatoire, en dehors d'un épisode infectieux, doit entraîner une ponction afin de réaliser une cytologie ganglionnaire. La biopsie chirurgicale est l'étape suivante.
Des manifestations viscérales sont possibles : pleurésie, pneumopathie, gastrite, atteinte hépatique (gros foie, ictère), douleurs rachidiennes avec compression de la moelle épinière et paraplégie, syndrome de Claude-Bernard-Horner en cas de compression du nerf sympathique cervical dans son trajet thoracique, paralysie laryngée en cas de compression des nerfs récurrents, névralgies par compression des racines rachidiennes, grosse rate;
Elles s'accompagnent de signes généraux : d'une fièvre prolongée avec sueurs, souvent ondulante, d'un prurit généralisé.
Les traitements des lymphomes
Il existe plusieurs traitements face aux lymphomes en fonction de son stade d’avancement, du type de cellules cancéreuses, de l’état de santé général du patient…
Du diagnostic au traitement, la prise en charge des lymphomes a largement évolué depuis quelques années.
A chaque patient, son traitement !
"Avant tout traitement, le diagnostic doit être posé avec précision grâce à une biopsie (prélèvement de tissu malade) d'un ganglion ou d'un organe lésé. Effectué lors d'une intervention chirurgicale le plus souvent bénigne, ce prélèvement permettra de préciser les caractéristiques des cellules tumorales" précise le Pr. Salles. Le traitement dépend donc du type de lymphome (indolent ou agressif) mais également de différents facteurs pronostiques de la maladie (stade, nombre de ganglions, extension à certains organes, état de santé général, âge du patient.).
Chimiothérapie, radiothérapie et greffe de moelle osseuse
La première arme face au lymphome reste l'administration d'une chimiothérapie. Ce cocktail permet de détruire les cellules cancéreuses en empêchant leur prolifération. Le protocole varie en fonction du lymphome et est individualisé pour chaque patient. Selon le Pr. Salles, "les agents de chimiothérapie peuvent être administrés seuls ou en association ; ce qui est plus souvent le cas, on parle alors de polychimiothérapie*". La chimiothérapie peut être aujourd'hui complétée par l'administration de traitements moins agressifs obtenus par génie génétique : les anticorps monoclonaux. "La radiothérapie est aujourd'hui très peu utilisée pour éliminer les cellules cancéreuses sauf face à la maladie de Hodgkin en plus de la chimiothérapie pour compléter le traitement sur les groupes de ganglions initialement touchés par la maladie" précise le Pr. Salles.
Mais il est parfois aussi nécessaire de prescrire de très fortes doses de chimiothérapie pour venir à bout des cellules cancéreuses. Ce qui va également détruire les cellules saines de la moelle osseuse (qui donnent naissance aux globules rouges chargés de distribuer l’oxygène dans tout l’organisme et d’évacuer le déchet de gaz carbonique et aux globules blancs chargés de protéger l’organisme des infections et enfin aux plaquettes qui permettent au sang de se coaguler). Ainsi, des greffes de cellules souches du sang (obtenues par prélèvement dans la moelle osseuse ou plus souvent en périphérique dans les vaisseaux sanguins, on parle de cellules souches circulantes) sont parfois nécessaires. On peut procéder pour cela à des greffes de cellules souches venant d'un donneur, souvent un parent (greffe allogénique) ou du patient lui-même (les cellules sont prélevées avant le début du traitement intensif). "L'autogreffe permet de consolider le traitement et de réduire le risque de rechute" déclare le Pr. Salles. L'allogreffe est plus rarement utilisée.
Signaler ce message à un modérateur | IP: Logguée Temps en ligne : 74 Jours, 4 Heures, 14 Minutes, 12 Secondes en ligne
|