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Le discours de Bush : qu'en pensez-vous?
Discours sur l'Etat de l'Union hier soir
Lisez le jusqu'au bout, ca en vaut la peine...
En voici les extraits principaux :
Le courage et la compassion, qui nous guident aux États-Unis, déterminent aussi notre conduite à l'étranger. Le drapeau américain représente plus que notre puissance et nos intérêts. Nos pères fondateurs ont consacré notre pays à la cause de la dignité humaine, des droits de toute personne et des possibilités de toute vie. Cette conviction nous pousse, dans le monde, à aider les affligés, à défendre la paix et à déjouer les desseins des êtres malfaisants. Dans le monde entier, les États-Unis nourrissent ceux qui ont faim ; plus de 60 % de l'aide alimentaire internationale constitue un don de la population des États-Unis.
Alors que notre pays déploie des troupes et crée des alliances pour rendre notre monde plus sûr, il nous faut aussi ne pas oublier notre vocation, en tant que pays béni, à rendre le monde meilleur.
Notre pays guide également le monde en s'attaquant au fléau du terrorisme international et en y mettant fin.
Il y a des jours où le peuple américain n'entend pas de nouvelles au sujet de la guerre contre le terrorisme. Il ne se passe cependant de jour que je ne sois informé d'une nouvelle menace ou que je ne reçoive des informations sur des opérations en cours ou que je ne donne un ordre dans cette guerre mondiale contre un réseau éparpillé de tueurs. La guerre se poursuit, et nous sommes en train de la gagner.
À ce jour, nous avons arrêté de nombreux grands chefs du réseau Al-Qaïda ou nous les avons neutralisés d'une manière ou d'une autre. En tout, plus de 3.000 personnes soupçonnées de terrorisme ont été arrêtées dans de nombreux pays. Et de nombreuses autres ont connu un sort différent. Elles ne constituent plus un problème pour les États-Unis ni pour nos amis et alliés.
Nous pourchassons les terroristes et nous continuerons de le faire. Les uns après les autres, les terroristes apprennent ce que signifie la justice américaine.
Alors que nous faisons cette guerre, n'oublions pas le lieu où elle a commencé, ici-même dans notre pays. Notre gouvernement prend des mesures sans précédent pour protéger nos concitoyens et pour défendre notre pays.
Je remercie le Congrès de donner son appui à ces mesures. Je vous demande ce soir de renforcer notre future sécurité grâce à un important projet de recherche et de production qui vise à protéger notre population contre le bioterrorisme, un projet baptisé « Bioshield ». La proposition de budget que je vous ai soumise prévoit près de six milliards de dollars afin que des vaccins et des traitements contre des agents tels que le bacille du charbon, la toxine du botulisme, le virus Ebola et la peste soient rapidement disponibles. Nous devons présumer que nos ennemis se serviraient de ces maladies en tant qu'armes et nous devons agir avant que nous ne soyons confrontés à ces dangers.
Notre guerre contre le terrorisme est une épreuve de volonté dans laquelle persévérance égale puissance. Dans les ruines de deux tours, au mur ouest du Pentagone, dans un champ de Pennsylvanie, notre nation a fait une promesse, que nous renouvelons ce soir : quelle que soit la durée de la lutte, et quelles que soient les difficultés, nous ne permettrons pas à la violence de triompher dans les affaires des hommes - ce sont des hommes libres qui traceront le cours de l'histoire.
Aujourd'hui, le danger le plus grave de la guerre contre le terrorisme, le danger le plus grave auquel se heurtent l'Amérique et le monde, ce sont des régimes dévoyés qui cherchent à obtenir ou qui possèdent des armes nucléaires, chimiques et biologiques. De tels régimes pourraient utiliser ces armes pour faire du chantage, pour se livrer à la terreur et pour commettre des meurtres sur une grande échelle. Ils pourraient aussi donner ou vendre ces armes à leurs alliés terroristes qui les utiliseraient sans aucune hésitation.
Tout au long du XXe siècle, de petits groupes d'hommes ont saisi le contrôle de grandes nations. Ils ont élaboré des armes et des arsenaux et ont entrepris de dominer les faibles et d'intimider le monde. Sans exception, leurs ambitions de cruauté et de meurtre étaient sans limites et, sans exception, les ambitions du nazisme, du militarisme et du communisme ont été vaincues par la volonté des peuples, par la force de grandes alliances, et par la puissance des États-Unis d'Amérique. Aujourd'hui, en ce siècle, l'idéologie de la puissance et de la domination a de nouveau vu le jour. Et elle cherche à obtenir les ultimes armes de la terreur. Une fois de plus, notre nation et ses amis se trouvent au croisement d'un monde en paix et d'monde où règnent le chaos et l'inquiétude permanente. Une fois de plus, il nous est demandé de défendre la sécurité de notre peuple et les espoirs de l'humanité tout entière. Et nous acceptons cette responsabilité.
Dans tous ces efforts, cependant, l'objectif de l'Amérique ne se limite pas à suivre un processus, l'objectif est d'obtenir des résultats : mettre un terme aux terribles menaces qui pèsent sur le monde civilisé. Toutes les nations libres ont un enjeu lorsqu'il s'agit d'empêcher une attaque imprévue et catastrophique. Nous leur demandons de se joindre à nous et beaucoup sont en train de le faire. Il n'empêche que le destin de notre pays ne dépend pas de la décision que prendront d'autres. Quellle que soit l'action exigée, quelle que soit l'action nécessaire, je défendrai la liberté et la sécurité du peuple américain.
Différentes menaces exigent différentes stratégies. In Iran, nous continuons à voir un gouvernement qui réprime son peuple, cherche à acquérir des armes de destruction massive et appuie le terrorisme. Nous voyons aussi des Iraniens qui risquent des mesures d'intimidation et la mort en prenant la défense de la liberté, des droits de l'homme et de la démocratie. À l'instar de tous les autres peuples, les Iraniens ont le droit de choisir leur propre gouvernement et de décider de leur propre destin - et les États-Unis soutiennent leur aspiration à vivre en liberté.
Sur la péninsule de Corée, un régime oppressif dirige un peuple qui vit dans la peur et souffre de la faim. Tout au long des années 1990, les États-Unis ont compté sur un cadre négocié pour empêcher la Corée du Nord d'obtenir des armes nucléaires.
Nous savons maintenant que le régime trompait le monde et qu'il n'avait jamais arrêté de mettre au point de telles armes.
Aujourd'hui, le régime de la Corée du Nord se sert de son programme nucléaire pour susciter la peur et obtenir des concessions. L'Amérique et le monde ne plieront pas sous le chantage.
Notre nation et le monde doivent tirer les enseignements de la péninsule coréenne et ne pas permettre à un danger encore plus grand de surgir en Irak. Il ne sera pas permis à un dictateur brutal, avec une histoire pavée d'agressions inconsidérées, avec des liens au terrorisme, avec un grand potentiel de richesse, de dominer une région vitale et menacer les États-Unis.
Nous savons par les transfuges irakiens que vers la fin des années 90, l'Irak avait plusieurs laboratoires mobiles de fabrication d'armes biologiques. Ils sont conçus pour produire des agents destinés à la guerre bactériologique, et peuvent être déplacés pour échapper aux inspecteurs. Saddam n'a pas déclaré ces installations. Il n'a donné aucune preuve de leur destruction.Dans les années 90, l'Agence internationale de l'énergie atomique a confirmé que Saddam Hussein avait un programme avancé de mise au point d'armes nucléaires, cherchait à se doter de l'arme nucléaire, et faisait des recherches sur cinq méthodes différentes d'enrichissement de l'uranium pour en faire une bombe. Le gouvernement britannique a appris que Saddam Hussein avait récemment cherché à se procurer en Afrique des quantités considérables d'uranium. Nos milieux du renseignement nous indiquent qu'il a tenté d'acheter des tubes d'aluminium à haute résistance adaptés à la production d'armes nucléaires. Saddam Hussein n'a pas expliqué ces activités de façon crédible. Il est clair qu'il a beaucoup à cacher.
Avant le 11 septembre 2001, nombreux étaient ceux qui pensaient que l'on pouvait endiguer Saddam Hussein. Mais les agents chimiques, les virus mortels et les insaisissables réseaux terroristes ne sont pas faciles à contenir. Imaginez ces 19 pirates de l'air avec d'autres armes et d'autres plans - armés, cette fois, par Saddam Hussein. Il suffirait d'introduire dans notre pays un tube, une boîte, une caisse pour déclencher une horreur sans précédent. Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour nous assurer que cela n'arrivera jamais.
D'aucuns estiment que nous ne devons pas agir tant que la menace ne sera pas imminente. Depuis quand les terroristes et les tyrans ont-ils annoncé leurs intentions et nous ont-ils poliment adressé un préavis avant de frapper ? Que l'on permette à cette menace d'apparaître subitement et dans toute sa force, et toutes les actions, toutes les paroles, toutes les récriminations viendraient trop tard. Placer sa confiance dans la raison et la retenue de Saddam Hussein n'est pas une stratégie, ce n'est pas une option. Ce dictateur, qui est en train d'assembler les armes les plus dangereuses du monde, en a déjà usé contre des villages entiers, laissant des milliers de ses propres citoyens morts, aveugles ou défigurés. Des réfugiés irakiens nous ont dit comment on obtenait des aveux forcés - en torturant des enfants pendant qu'on obligeait les parents à regarder. Des groupes internationaux de défense des droits de l'homme ont catalogué d'autres méthodes encore, utilisées dans les salles de torture de l'Irak : chocs électriques, application de fers rouges ou d'acide sur la peau, mutilation à la perceuse électrique, ablation de la langue et viol.
Si cela n'est pas maléfique, alors ce mot est vide de sens. Et ce soir, j'ai un message pour le peuple courageux et opprimé d'Irak : votre ennemi n'encercle pas votre pays, il le dirige. Le jour où lui, et tout son régime, seront chassés du pouvoir, ce jour-là sera celui de votre libération.
Ce soir, j'adresse également un message aux hommes et femmes qui maintiendront la paix, aux membres des forces armées américaines : un grand nombre d'entre vous se rassemblent à l'intérieur et à proximité du Moyen-Orient, et des heures cruciales vous attendent peut-être. C'est pendant ces heures que le succès de notre cause sera entre vos mains. Votre entraînement vous a préparés. Votre honneur vous guidera. Vous croyez en l'Amérique, comme l'Amérique croit en vous.
C'est l'une des décisions les plus profondes qu'un président puisse prendre, que d'envoyer des Américains au combat. Les techniques de la guerre ont changé, mais les risques et les souffrances de la guerre n'ont pas changé. Pour les courageux Américains qui portent ce risque, aucune victoire n'est exempte de douleur. Notre pays se bat à contre-cœur, car il en connaît le coût et il redoute les jours de deuil qui arrivent toujours.
Nous recherchons la paix, nous faisons des efforts pour la paix. Et parfois, la paix doit être défendue. Un avenir vécu à la merci de menaces terribles n'est pas une paix du tout. Si nous sommes contraints à faire la guerre, nous combattrons pour une cause juste et par des moyens justes, en épargnant les innocents de toutes les manières possibles. Et si la guerre nous est imposée, nous combattrons avec toute la force et toute la puissance de l'appareil militaire américain, et nous l'emporterons. Et comme nous et nos partenaires de la coalition le faisons en Afghanistan, nous apporterons au peuple irakien des vivres, des médicaments, des fournitures... et la liberté.
Que de défis, à l'étranger comme chez nous, accumulés en une seule saison. En deux ans, l'Amérique est passée d'un sentiment d'invulnérabilité à la conscience du péril... de l'amère division pour des bagatelles à l'unité sereine pour les grandes causes. Nous avançons pleins de confiance, car cet appel de l'histoire est tombé sur le bon pays.
Les Américains forment une nation résolue, qui a relevé chacune des épreuves de l'époque. L'adversité a révélé le vrai caractère de notre patrie au monde entier, et à nous-mêmes.
Les États-Unis sont une nation puissante, et honorable dans l'usage de sa force. Nous exerçons notre puissance sans conquête, et nous faisons des sacrifices pour la liberté d'étrangers.
Les Américains forment un peuple libre, qui sait que la liberté est le droit inné de chaque être humain et l'avenir de toute nation. La liberté que nous chérissons n'est pas le don de l'Amérique au monde, c'est le don de Dieu à l'humanité. Enfin, nous sommes confiants en nous-mêmes - mais pas seulement en nous-mêmes. Nous ne prétendons pas connaître toutes les voies de la Providence, pourtant nous pouvons lui faire confiance, et placer tous nos espoirs en ce Dieu aimant qui est source de toute vie, et de toute l'histoire.
Puisse-t-Il nous guider aujourd'hui, et continuer de bénir les États-Unis d'Amérique.
Je vous remercie.
Pour ceux qui avaient encore des doutes...
QU'EN PENSEZ-VOUS ,
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IL FAUT DETRUIRE PALLADIUM
Ah bon! C terminé ?
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