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Pavix |
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Guru 
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Allez, voici mon avis, et je suis que vous l'attendez tous.
Très rapidement, je suis très partagé.
En effet, les 100 premières minutes (jusqu'à la bagarre avec Gina Gershon) m'ont paru splendides.
Je trouve que le scénario était jusque-là riche, intéressant, tout le monde se faisait manipuler (et même les spectateurs), une petite tension, régnait tout au long du film. En fait, le thème du cyber-porno, ou plutôt des sites hard (porno, torture, ...) et des loisirs "virtuels" underground n'étaient qu'un prétexte à une histoire qui voulait jouer avec le spectateur, et prétexte à un exercice de style.
He oui !! Pour moi, Assayas montre l'étendue de son talent, au niveau technique du moins. Il n'est en aucun prétentieux ; pour moi , être prétentieux au cinema, c'est lorsque le serieux, l'ambition dépasse l'importance, le sens des idées et du scénario. Et durant ces 100 premières minutes (en gros), Assayas utilise une mise en scène soit sobre soit délicieusement complexe. La lenteur, la douceur des mouvements des caméras sont un vrai bonheur.
Que dire de plus au sujet de la photo : souvent froide (pas glacée), au début, un peu agressive, des couleurs chaudes présentes mais ternies au final........ Une musique superbe, lancinante, desorientante parfois.......
ceci est parfaitement en adéquation avec le monde présenté : un monde cynique, dans lequel tous les intérêts cohabitent, où chacun cherche à dominer, ou plutôt à contrôler l'autre, des personnages très loins d'être lisses (Connie Nielsen, admirable de froideur, d'autorité, de frustration, ... charles Berling, etonnant, qui impose une masse physique inquiétante..), avec comme thème, les loisirs "interdits" (au moins par une certaine morale nous allons dire, car il n'y a pas que les hentai d'evoquer) qui ne sont pas que virtuels, et dont, on le sent souvent, l'essence se retrouve dans le monde "réel" : j'en veux pour preuve les réations des différents personnages (Karen), et la scène d'amour entre Diane et Hervé
Mais voilà, à la suite d'une scène (la bagarre entre les deux femmes), le film commence à déraper.......
Se succèdent alors de très bonnes scènes(le restaurant, le parking) avec des scènes moins bonnes(le "chateau", la fin, ridicule, comme une sorte de 18mm : en un mot, Assayas perd, il me semble , le contrôle de son film.
Je crois que nous sommes d'accord pour dire que l'espionnage, la manipulation etaient les moteurs de ce film. J'ai l'impression que ce n'est plus le cas par la suite... on ressent juste une légère oppression, tension se refermée sur Connie Nielsen, mais le film tourne à vide. La scène (clé pour moi, au niveau de la construction du récit) marque le moment où Diane agit (elle négocie, elle espionne.....) à celui où elle est passive (elle est devenu un jouet dont tout le monde abuse, sous différentes formes) Mais cette transition souffre d'un manque cruel : l'intérêt de l'histoire descen à quasi zéro, le spectateur sort du film et pour y revenir, cela s'avère très dur : le récit est alors bien trop décousu (pourquoi pas, cela n'est pas une tare), les objectis, le mode d'avancée du film ont changés mais sont plus flous (sont-ils définis d'ailleurs)
et grosse déception : la fin, dont on se doute depuis belle lurette, platement mise en scène....
Concernant les différentes références possibles, il est évident que l'on pense à Lynch sur certains plans (notamment en voiture), à Ferrara pour le côté cynique, froid. Pour Larry Clark, je ne suis pas d'accord, car Larry Clark n'éprouve quasiment jamais de pitié pour ses personnages et attaque la réalité beaucoup plus cruement.
Mais ce ne sont que de petites références visuelles, je trouve.
Au sujet de ta critique (@Arka) sur le cinéma d'Assayas soi-disant commercial, je ne suis absolument pas d'accord. Il ne fait en aucun cas partie de le mouvance des Kounen, Noe, Kassovitz, de par son parcours et sa formation, ses influences cinématographiques. De plus, comme Gagos, je ne vois aucune trace de cinéma, de mise en scène tape-à-l'oeil pour les Djeunes... en fait je ne te comprends pas trop sur ce point, Arka....
Petit point sur Besson : on peut critiquer ses productions, qui sont pour la plupart des nullités, mais on peut leur reconnaitre des qualités : cela aide malgré tout le cinema français. Ensuite, Le realisateur Besson n'a rien à voir avec ses productions douteuses, il s'agit d'un superbe réalisateur populaire, et conteur d'histoire..
en conclusion : Un peu déçu par Demonlover, qui au final est un peu inégal, qui me laisse sur ma faim....
Toutefois, un film intéressant, au niveau de la mise en scène, à voir pour la performance des acteurs, et troublant......
Il mérite peut-être une deuxième vision...........
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