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damdam |
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@ Major Tom :
d'accord avec ta vision de Dobermann, il est clair que c'est un film très technique, à l'image de ces jeunes réalisateurs égalent au moins tous les classiques du genre pour prouver le savoir-faire français (qui après se détache du modèle moraliste américain, tu l'as bien dit), à voir dans le même registre les productions du groupe de réalisateurs Kourtrajmé auquel est associé aussi Vinz Cassel (tiens tiens )
pour Training Day, il commence bien, promet beaucoup, mais s'enferme dans le format de l'happy end typiquement US : pour être plus représentatif, il aurai dû durer 3 heures en allant plus profondément dans la vie de quartier L.A. vue par un ripoux
pas d'accord pour Irréversible, qui est tout autant que Dobermann un film de technicien voire d'esthète : d'abord par le mode de montage avec des plans séquences continus, çà rend la description plus réaliste, d'ailleurs c'est un des buts de ce film de raconter une ambiance, un univers "underground", et pour ce qui est du montage inversé c'est tout à fait bien vu du point de la construction narrative et recherche métaphorique.
En effet, cela va sans dire que ce n'est pas le 1er film sur le sujet, ni comportant ce genre de violence, par contre l'inversion des scènes inverse aussi tout le processus émotionnel donc l'histoire chronologique d'un amour qui se termine par un viol atroce et une personne presque morte par la plus grande des injustice et un concours de circonstances fataliste, cette histoire devient une dédramatisation de ce que l'on peut malheureusement appeler un fait divers, puisque l'auteur rend l'histoire "positive" en terminant sur l'amour évident entre 2 personnes, malgrè la douleur des évènements.
Ce que je veux dire c'est qu'avec un montage classique, tu serais légitimement ressorti de la salle en criant au voyeurisme. Alors que là, ce montage t'incite presque à penser que cela n'a pas existé, et que tout peut encore être prévenu (notamment en évitant les engueulades et les rentrées solitaires).
Pour moi, il y a donc une morale positive mais je t'accorde que les émotions sont fortes, surtout quand on touche à l'incontrôlable, le destin quoi : avec le quiproquo qui provoque le départ de la soirée, le temps en suspens pendant le viol où personne ne descend de la soirée ni dans le souterrain (c'est assez insoutenable tu te dis "çà va s'arrêter, qqch va se passer" mais non çà va au bout et ce plan séquence - le + long du film - fait mal c'est sûr) et le bastonnage du mauvais coupable par la mauvaise victime (la défense d'un pote vengeant sa copine, où est la logique ?), donc double injustice et double fatalité.
Je trouve même pour conclure qu'il y a une sorte de dénonciation de la violence, en montrant qu'elle ne résoud rien, qu'elle est juste là pour assouvir des mauvaises pulsions (tu les ressens très bien par l'ambiance générale, surtout dans le taxi, où Cassel s'énerve et le fantastique Dupontel panique, essaye de calmer, et finalement c'est lui qui craque)
Enfin bref , tu l'auras compris, j'ai vraiment ADORé, et dans la même veine, je te conseille fortement Féroce avec Sami Nacéri méconnaissable, filme très peu distribué car sorti pour les élections présidentielles de 2002 et se situant dans ce contexte d'idéologie politique (d'ailleurs d'un point de vue étonnament prémonitoire), mais je ne vais pas faire le même développement, je te laisse le soin de voir çà si c'est pas déjà fait avec peut-être un esprit moins critique donc + critique 
EDIT : j'adore aussi cliqué sur "réponse rapide" quand je fais ce genre de poste 
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Edité par damdam le 30-10-2003 à 11:40
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