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[CRITIQUE] Le Sourire de Mona Lisa (2003) - USA - Mike Newell

Le Sourire de Mona Lisa (Mona Lisa Smile)
Film américain (2002). Comédie dramatique. Durée : 1h 59mn.
Date de sortie : 21 Janvier 2004
Avec Julia Roberts, Kirsten Dunst, Julia Stiles, Maggie Gyllenhaal, Dominic West
Réalisé par Mike Newell
Synopsis
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En 1953, Katherine Watson, une jeune femme libre d'esprit, fraîchement diplômée de l'université de Bekerley, intègre la prestigieuse école pour filles de Wellesley pour enseigner l'histoire de l'art. Déterminée à affronter les moeurs dépassés de la société et de l'institution, elle va insufler à ses étudiantes, dont Betty et Joan, l'envie de se dépasser et d'avoir le courage de mener l'existence qu'elles souhaitent réellement vivre.
Anecdotes
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Hillary Clinton n'est pas loin...
C'est en lisant un article sur les années d'études de Hillary Clinton à l'université de Wellesley que les scénaristes Lawrence Konner et Mark Rosenthal ont eu l'idée du Sourire de Mona Lisa. Lawrence Konner raconte : "Nous avons découvert que les étudiantes apprenaient la littérature française et la physique le matin, et comment servir le thé au patron de leur futur mari l'après-midi... Le contraste entre l'érudition de ces étudiantes et la formation au métier d'épouse modèle était frappant. Cela nous a donné envie d'en apprendre davantage".
Posts Liens
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VOST+STF - http://www.forum.oxmo.org/showthrea...&threadid=25690
VF - http://www.forum.oxmo.org/showthrea...&threadid=25478
Mon avis
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Une sacrée surprise... Sans m'en rendre compte, je l'ai découvert hier : 8 mars, jour international de la femme. Un heureux hazard, un vrai beau film en ce jour au combien symbolique. On pourrait voir dans Le sourire de Mona Lisa, une sorte de Cercle des poètes disparus au féminin. Mais c'est bien mieux et bien plus que ça.
Subtilité. C'est le premier mot qui me vient en comparaison avec Le cercle.... Ce dernier, franchement pompier (même si en son heure, j'avoue avoir été enthousiasmé par ce film), ne prennait finalement pas le quart des risques que prend Mona Lisa. D'abord, parce que parler de la situation des femmes, de leur oppression (même dans ces recoins les moins spectaculaires), c'est toujours plus subversif que de parler de celle des hommes. Ensuite parce que ce qui était dans le traitement de l'un, un brin gros sabot, ici l'est moins. Je ne dirais pas que Mona Lisa est exempt de toute lourdeur (pour s'en rendre compte, il suffit de jeter un oeil sur le très très fin Raising Victor Vargas), mais que tant dans l'interprétation (haute gamme... de la part de toute. Mention spéciale à Maggie Gyllenhaal, l'extraordinaire actrice du très bon Secretary), que dans la mise en scène, un vrai effort d'adoucissement. Film doux mais fort donc.
Un sacré thème. Le sujet du film, comme le souligne en interview scénariste et réalisateur, est particulièrement pertinent au moment de montrer les contradictions de l'amérique post seconde guerre mondiale, ainsi que le retour de l'ordre qui a marqué si violemment les années pré soixante-huit (aux USA, mais plus largement dans tout l'occident). Alors que les années 30 (il suffit de jeter un oeil sur le cinéma de l'époque, Rita Hayworth/Gilda en tête de proue) avait marqué une certaine libéralisation de la situation des femmes. Après la guerre, où les femmes avaient remplacé les hommes dans les usines, il fallait les "remettre à leur place" : dernière les fourneaux, et pas à la production. Ce film montre, avec pertinence donc, le décalage entre ses femmes brillantes qui apprenent tout à la fois l'histoire de l'art, le droit, les langues, mais aussi la pose, le maintien, comment servir le thé.
Un sacré film finalement sur le droit de choisir librement (leitmotiv central du féminisme qu'on s'entête depuis de nombreuses années à essayer de caricaturer à ses seuls excés, comme la plupart des mouvements revendicatifs) : droit de se développer comme on l'entend...
Un film qui vaut autant pour le fond que pour la forme.
A ne surtout pas rater.
Arka
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"Transformer le monde" a dit Marx ; "changer la vie" a dit Rimbaud : ces deux mots d'ordre pour nous n'en font qu'un.
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