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ludovike |
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PARIS (Reuters) - Un engin explosif à moitié enterré entre le ballast et le rail a été découvert mercredi sur la voie ferrée Paris-Bâle près de Troyes, dans l'Aube.
Cet engin a été neutralisé par les démineurs sur la commune de Montieramey, précise le ministère de l'Intérieur dans un communiqué.
Il ajoute que cet engin ne "correspond pas à ce qui avait été annoncé dans les courriers" du mystérieux groupe AZF, qui menace de faire exploser une dizaine de bombes sur le réseau ferré si l'Etat français ne lui verse pas une rançon.
Cette phrase fait référence au système de déclenchement à retardement très perfectionné que les maîtres chanteurs avaient décrit dans l'une de leurs lettres de menaces.
"L'engin retrouvé mercredi ne semble pas correspondre", dit-on de source policière.
Toutefois, l'engin de Montieramey était semi-enterré près de la voie, tout comme la bombe d'AZF retrouvée sur les indications du groupe le 21 février près de Limoges. Il contenait également un mélange de nitrate-fioul, déjà utilisé pour l'engin retrouvé près d'un viaduc il y a cinq semaines.
A Montieramey, les démineurs "ont constaté en première analyse la présence d'une boîte en plastique translucide de 20 centimètres par 20 centimètres", précise le ministère.
Il ajoute que cette boîte contenait du "nitrate fioul, une pile plate reliée à six détonateurs pyrotechniques et un détonateur transformé en inflammateur". "Il y avait aussi une minuterie domestique. Un fil était désolidarisé".
Ce dernier point laisse penser que l'engin a pu être volontairement désamorcé ou alors qu'il était tout simplement défaillant.
Les experts du laboratoire central de la préfecture de police qui se sont rendus sur place doivent déterminer la dangerosité de l'engin.
Les enquêteurs vont tenter de vérifier s'il s'agit d'une nouvelle manifestation du groupe AZF ou d'une personne qui se serait inspirée de leurs méthodes, sans posséder les mêmes compétences dans le domaine des explosifs.
Le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a effectué un déplacement électoral à Troyes mercredi après-midi - mais en avion - avant de se rendre à Bordeaux dans la soirée.
NOUVELLE INSPECTION APPROFONDIE DES VOIES
Prié de dire s'il pouvait y avoir un lien entre ce déplacement et la découverte de l'engin, l'entourage du chef du gouvernement a répondu : "Impossible, on a su très tard qu'il allait à Troyes et il ne prend jamais le train. Il ne peut pas y avoir de lien".
La découverte de ce nouvel engin a provoqué la suspension du trafic, qui était toujours interrompu en fin d'après-midi sur cette ligne.
Dans un communiqué, la SNCF précise qu'après la découverte de cet engin, elle a décidé "de procéder dans les meilleurs délais à une nouvelle campagne approfondie d'inspection des voies, identique à celle menée au début du mois, en mobilisant l'ensemble des agents".
"Un agent a constaté quelque chose d'anormal sur la voie et a contacté la police", a précisé une porte-parole de la SNCF.
"Le paquet a été découvert entre Troyes et Vendeuvre lors de contrôles des voies faits par la SNCF. Nous n'avons pas d'information concernant la dangerosité du colis", a déclaré pour sa part une porte-parole de la préfecture de l'Aube.
Les Bourses européennes ont brusquement plongé peu après 17h00 sur les informations faisant état de cette découverte. Le CAC 40 a notamment perdu 0,5% en quelques minutes pour tomber à un nouveau plus bas de l'année de 3.489,53 points, avant de se reprendre et terminer en repli de 0,61%.
Pour prouver sa détermination, AZF avait indiqué le 21 février aux autorités l'emplacement d'un engin explosif très perfectionné enfoui sous le ballast près de Limoges.
Depuis, au moins deux tentatives de remise de rançon par hélicoptère ont échoué et le groupe a augmenté ses exigences financières. AZF réclamait récemment quatre millions de dollars et deux millions d'euros.
Jusqu'à la fin de la semaine dernière, les autorités françaises n'avaient plus de contacts avec le mystérieux groupe, dont la traque mobilise plus de 600 hommes. Elles n'ont pas révélé si le groupe s'était manifesté à nouveau.
Les enquêteurs estiment que le groupe comprend au moins une femme qui leur a téléphoné à plusieurs reprises et probablement un ancien militaire ou spécialiste en explosifs et en contre-filatures.
Ils penchent pour des mobiles crapuleux, sous couvert de revendications très floues, mêlant argumentation altermondialiste et vocabulaire parfois proche de celui de l'extrême droite.
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 ludovike
Tu pourrais articuler ? J’entends rien entre la queue dans ta bouche et l’apitoiement qui t’étouffe.
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