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[CRITIQUE/LIVRE] L'Aube de la Nuit (1999 à 2001) - EN - Peter F. Hamilton
Space opéra en trois volets composés de deux tomes chacun
Traducteurs : Pierre K. Rey et Jean Daniel Brèque
Premier volet : Rupture dans le réel
tome 1 : Emergence

tome 2 : Expansion

Second volet : L'alchimiste du neutronium
tome 1 : Consolidation

tome 2 : Conflit

Troisième Volet : Le Dieu Nu
tome 1 : Résistance

tome 2 : Révélation

une petite mise en bouche qui n'en dévoile pas trop (source "le mot de l'éditeur" sur fnac.com)
Citation: Des millénaires avant que l'homme essaime dans toute la galaxie, les Laymils ont disparu. Il ne reste de leur civilisation qu'un anneau de ruines tournant autour d'une géante gazeuse et une énigme. Se sont-ils suicidés collectivement pour échapper à un péril insurmontable, ont-ils succombé devant une attaque d'origine inconnue ? Nul ne le sait.
Dans l'habitat qui fut semé deux générations auparavant à proximité de l'amas de débris par le premier seigneur de Ruine, la princesse Ione Saldana continue comme ses ancêtres à chercher des réponses. Elle règne sur Tranquillité, un gigantesque polype vivant et intelligent, et ses trois millions d'habitants, des chercheurs, des industriels fortunés, des représentants de tous les mondes de la Confédération, et des aventuriers de l'espace venus chercher fortune en dénichant dans l'amas de Ruine les restes des Laymils.
Et Joshua Calvert vient de ramener un artefact qui crève le plafond des enchères, une mémoire morte en parfait état, qui va pouvoir enfin révéler les secrets de cette disparition. Sa découverte et son profil de beau gosse chanceux lui valent la reconnaissance de Ione Saldana et une aventure torride avec la belle princesse. Loin de Tranquillité, de sa richesse et de sa sécurité, sur la planète Lalonde de nouveaux colons tentent d'arracher leurs parcelles de terre à la forêt et à ses dangers. Dans la boue et la puanteur d'un monde sauvage ils sont là pour la vie, dans l'espoir de créer un nouvel éden, exilés volontaires des arches surpeuplés qui recouvrent la Terre. Les Deps eux ne sont pas volontaires, esclaves taillables et corvéables à merci des colons ils ont été condamnés à la déportation et au travail forcé, pour mourir à la tache ou survivre jusqu'à une illusoire fin de peine. Parmi eux, Quinn Dexter est un bloc de haine à l'état pur, un adepte de la Secte de Satan Frère de Dieu. Il n'a qu'un but, recouvrer la liberté pour retourner régler ses comptes sur Terre. Et pour cela tous les moyens sont bons, le vol, les meurtres rituels, les viols qui lui permettent d'entraîner les autres Deps. Dans ce chaudron en pleine ébullition, que va déclencher l'arrivée d'une intelligence extra-terrestre intangible, à la recherche d'on ne sait quelles connaissances. Un fantôme assoiffé de curiosité qui depuis des siècles explore l'espace infini |
une critique trouvée sur Amazon, avec des références que je ne connais pas toutes..
Citation: Est-ce une forme de mégalomanie ou l'effet secondaire lié à l'habitude de se frotter à un sidéral et sidérant infini ? Quoi qu'il en soit, chaque décennie voit apparaître, depuis le "renouveau Dan Simmons", des œuvres toujours plus volumineuses, toujours plus ambitieuses en space opera, comme si le genre se devait de créer, au-delà du "livre univers", le "livre total" du romanesque et de l'imaginaire. Si l'on est bien en peine d'analyser ici en quelques lignes l'intégralité de L'Aube de la nuit (trilogie... paraissant en six volumes en France vu sa taille), tentons au moins de la situer dans la galaxie SF.
Le jeune auteur (jeune, car tardif) qu'est Peter F. Hamilton au phénoménal succès anglo-saxon dès 1996 (succès qui l'a, paraît-il, surpris à la parution du premier volume) est à placer désormais, avec son cycle de L'Aube de la nuit, sinon au-delà de ses pairs Gregory Benford, Stephen Baxter, P.J. McAulay ou Lois Mc Master Bujold, au moins aux côtés du Herbert des Dune, d'Asimov et ses Fondation, d'Orson Scott Card et ses Ender, de Kim Stanley Robinson et ses trois Mars, de Silverberg et ses Majipoor et, bien sûr, de Dan Simmons et ses Hypérion Bref, si Hamilton n'est pas le premier des contemporains, il est dans le peloton des fusées de tête : puissance des intrigues complexes, brassages des siècles et des planètes... Hamilton fait d'ores et déjà date dans l'histoire de la SF.
Cette liste des têtes couronnées étant faite, on relèvera toutefois chez Hamilton l'influence du réactionnaire (libertarien ?) Robert Heinlein de Étoiles, garde à vous pour la vision sociale et politique, assez droitière, qui régit la Confédération. Un auteur qu'Hamilton reconnaît avoir dévoré durant sa jeunesse. L'aspect "politique" est somme toute sensible, au point d'être parfois reproché à l'auteur (les colonies ne peuvent être pluriethniques ; la confédération est dévouée au commerce et à la libre entreprise ; la colonie utopique Norfolk se meurt). Toutefois, cette vision littéraire très nord-américaine du futur lointain n'occulte en rien l'extraordinaire foisonnement de l'œuvre ni son importance dans le genre, ni même sa capacité à "transporter" le lecteur. La science-fiction n'est jamais qu'une littérature parlant du présent œ la complexité de la Confédération est la transposition de la complexité (ou du manichéisme ?) du monde contemporain. L'hypothèse d'un futur "américain" est donc recevable : il y a déjà eu des œuvres idéologiquement plus teintées en SF durant la guerre froide... Enfin, l'idée d'un futur, en quelque sorte dévoré par le passé (le retour nocif des "morts", comme dans ce cycle Fletcher Christian et Al Capone), et d'un univers dont on ne remonte la genèse qu'au fil du récit, n'est pas évoquer également le grand classique, de Philip José Farmer, Le Monde du Fleuve. Toutefois, dans un récent entretien avec son traducteur, Jean-Daniel Brèque, Peter Hamilton déclare ne pas l'avoir lu. Dont acte. Le cycle se terminera avec le prochain volume de l'édition française, "Révélation". Hamilton, qui ignore s'il continuera ce cycle, fait actuellement une pause : il va en frustrer beaucoup. --Francis Mizio |
ma petite note personnelle.
Ce cycle s'adresse aux fans de space opéras, 3000 pages à s'enfiler ! Dans mon petit classement personnel, Hamilton arrive derrière Herbert et Simmons mais son oeuvre n'en reste pas moins très intéressante.
C'est un space opéra un peu atypique, à prendre aau degré du divertissement selon moi.
On se demande par moment si l'auteur est sérieux ou caricature à mort certains de ses personnages. En tout cas il prend certaines libertés avec le genre (Space Opéra) en hésitant pas y coller un peu de fantastico/paranormal : Je ne dévoile rien en disant que le cycle tourne autour du retour des morts dans la Confédération suite à un rite satanique organisé sur une planète en cours de colonisation.
J'ai été un peu déstabilisé par ce mélange des genres au début de ma lecture, ainsi que par le manque de régularité dans le rythme des tomes. Le cycle regorge de personnages et pour certains on se demande pourquoi l'auteur leur a consacré autant de pages.
Quoi qu'il en soit, faut pas bouder son plaisir : l'univers décrit par Hamilton a ces multitudes de détails et de description qui font la cohérence d'un bon space opéra. Des races xénos bien différentes, un schisme de la race humaine entre les édenistes et les adamistes, les premiers ayant choisi de modifier leur ADN volontairement pour y inclure un nouveau gène. Plein de détails "technos" : des astronefs bioteks, une technologie de voyage spatial. Plein d'endroits différents : des planètes aux environnements tous différents.
Tout plein de bonnes idées.
Un petit bémol sur la fin de l'histoire dont on pourra parler avec ceux qui l'ont lu.. mais un vrai bonheur à lire tout de même.
pour se tester à Hamilton sans se lancer dans ce long cycle, essayer "Dragon déchu", du même auteur, en un volume.
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