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[CONCEPT] Réparez vous-même votre voiture à Roubaix chez O'garage
si nos amis lillois, roubaisiens enfin chtis koi ! ont leur voiture à entretenir, allez faire un tour chez O'garage ou faîtes de la pub autour de vous :
Citation: Voiture. A Roubaix, un garage propose les réparations à faire soi-même.
A la station self-service, c'est moi qui dévisse
Par Stéphanie MAURICE
mardi 13 septembre 2005 (Liberation - 06:00)
Lille intérim
O'garage, 26, quai de Gand, 59100 Roubaix.
Tél. : 03 20 03 20 20
www.ogarage.fr
Forfait vidange : 13 €
Initiation vidange : 26 €
Rassurante, la voix au téléphone : « Je vous le promets, changer les plaquettes de freins, c'est facile.» Le kit outillage est alors loué 7 euros. Par prudence, j'opte pour le «forfait initiation», 19 euros plus le prix des pièces, 40 euros tout compris. De la vidange à la dépose moteur, on fait tout soi-même chez O'Garage, le nouveau concept de la réparation auto, installé depuis le 23 mai dernier à Roubaix. Pas de chaîne de grande distribution derrière l'affaire, mais l'idée de deux trentenaires. «On travaillait dans le textile, en logistique, rien à voir. Le Do It Yourself est un marché porteur, on s'est dit qu'il restait encore un secteur opaque à ouvrir, pour l'instant réservé aux centres auto et aux concessionnaires», explique Joachim Viannay.
Déboulonneuse. Bibi en petit mécano... c'est la franche rigolade chez les copains, qui en sont pourtant tous au même niveau que moi : le remplissage sans faute du réservoir pour le lave-glaces. En route donc, avec une tenue optimiste : pantalon clair et claquettes. Bon point, les lieux sont bien plus propres qu'espérés. Un monsieur relève le nez de son moteur : il a balafré son polo blanc d'un beau trait de graisse. Les espoirs de ressortir indemne diminuent.
Carte grise et assurance, le chef d'atelier, Olivier Ployart, demande les papiers, avant de sortir les outils : ils remplissent trois mallettes, pas moins, avec des dizaines de clés de toutes tailles. Je signe les yeux fermés le détail de la panoplie à rendre complète. Moment de solennité : Olivier Ployart me rappelle que tout ce que j'entreprends sur ma Kangoo est placé sous ma seule responsabilité. Traduction : je me plante en sortant parce que j'ai mal serré une roue, c'est de ma faute. Au moins, c'est franc jeu.
Direction le pont-élévateur, Le chef d'atelier le déverrouille usage réservé au personnel, question de sécuritéet stoppe la voiture à hauteur de mes épaules. Il jette un coup d'oeil rapide à mon voisin, qui s'escrime sur sa vidange, sans avoir choisi le forfait initiation. «Le joint s'écrase pour assurer l'étanchéité du bouchon, lui souffle le chef d'atelier. Donc, le côté bombé doit toujours être du côté du carter. » Le client sourit, reconnaissant pour le conseil gratuit. A moi une déboulonneuse, pour enlever le pneu avant gauche et atteindre les plaquettes de frein. Le doute en tête : on dévisse dans le sens des aiguilles d'une montre ou l'inverse ? C'est l'inverse, merci Olivier. Le coude vibre, mais globalement, tout va bien. Penser à maintenir la roue pour qu'elle ne me tombe pas sur le pied.
Crissement. Première étape réussie et vue de près sur le système de freinage : pas du tout sorcier, c'est ni plus ni moins deux plaques de graphite qui frottent sur un disque d'acier. Comme sur un vélo, en somme. Quand les plaques deviennent trop minces, il faut les changer. Olivier indique où regarder, et à partir de quel niveau d'usure il faut s'inquiéter. Bonne nouvelle, il reste de la marge : je m'amuse tout de même à déboîter mes plaques et à les remettre. Une vis à enlever pour soulever le capot protecteur, puis une histoire de ressort à comprendre et le tour est joué. Même pas dur. Olivier en profite pour un petit tour des points à surveiller : le disque de freinage, à vérifier dès qu'on sent des creux et des bosses sous les doigts ; le soufflet des amortisseurs avant, à ne pas laisser se fissurer ; le pot d'échappement, sujet aux petits trous. Ecoeurant de simplicité, le pot d'échappement, juste tenu par des caoutchoucs et une vis. Fin de la visite, reste à remettre la roue, à l'aide d'une clé dynamométrique, faite pour serrer juste comme il faut : il y a un petit crissement typique qui vous dit que là, c'est bon. Ma roue ne filera pas de côté sur l'autoroute. Je finis mains sales mais pas peu fière : c'est l'endroit idéal pour faire la nique à son garagiste, et tester son diagnostic. Sans même tacher son pantalon.
Source : Libération |
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