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[ACTU] Mort du cinéaste Robert Wise

Citation: Le cinéaste américain Robert Wise est mort mercredi 14 septembre à Los Angeles à 91 ans. La carrière de Wise a été éclectique. Films-catastrophes, fantastiques, des histoires d'amour, des drames, des westerns, en passant par les policiers, les comédies musicales et la science fiction, une quarantaine de films au total, ont marqué les annales du cinéma. Homme des studios, il a fait appel à des noms aussi prestigieux que Robert Mitchum, Richard Widmark, Susan Hayward, Barbara Stenwick, Paul Newman, Burt Lancaster, etc. Il est toutefois considéré davantage comme un bon technicien que comme un véritable créateur artistique.
Né le 10 septembre 1914 dans l'Indiana, Robert Wise est contraint par la dépression économique qui frappe les Etats-Unis pendant l'entre-deux-guerres à quitter sa famille et à chercher un travail. Il entre au studio RKO, comme coursier puis devient chef-monteur réputé notamment aux côtés d'Orson Welles pour Citizen Kane et La Splendeur des Amberson au début des années 1940.
Il devient réalisateur, par hasard, en remplaçant, en 1943, Gunther von Fritsch sur le plateau de La Malédiction des hommes-chats. Après plusieurs films de série B, il signe en 1949 l'un des meilleurs films consacrés à la boxe Nous avons gagné ce soir, qui obtient le Prix de la critique au Festival de Cannes.
En 1951, il réalise Le Jour où la terre s'arrêta, parabole sur la prolifération des armes nucléaires, et en 1958 Je veux vivre, un réquisitoire contre la peine de mort, qui porte à l'écran la vie de la première femme a avoir été exécutée aux Etats-Unis.
C'est à la comédie musicale que Robert Wise doit sa célébrité. West Side Story, coréalisé avec le chorégraphe Jerome Robbins et le compositeur Leonard Bernstein en 1961, sur le thème de Roméo et Juliette, remporte dix Oscars. Quatre ans plus tard, il récidive et remporte cinq Oscars, dont celui de la mise en scène pour La Mélodie du bonheur. Cette comédie musicale, adaptée de la Famille Trapp avec Julie Andrews et Christophe Plummer, connaît un succès considérable et pulvérise le vieux record absolu de recettes détenu par Autant en en emporte le vent.
En 1966, il tourne La canonnière du Yang Tsé avec Steve McQueen, suivi dix ans plus tard de Audrey Rose, film fantastico-psychologique, avant d'adapter pour le grand écran la série télévisée Star Trek, en 1979.
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http://www.lemonde.fr/web/article/0...1-689258,0.html
Citation: Le cinéaste américain Robert Wise, à qui l'on doit notamment "West Side Story", "La Mélodie du bonheur" et "La Maison du diable", est décédé ce mercredi 14 septembre à l'âge de 91 ans.
Le cinéma américain vient de perdre l'un des ses plus grands artisans. Robert Wise, à qui l'on doit notamment West side story, La Mélodie du bonheur et La Maison du diable, est décédé ce mercredi 14 septembre à Los Angeles, d'une défaillance cardiaque. Ce spécialiste de la comédie musicale, du film d'épouvante et du film-noir était âgé de 91 ans.
Le monteur de "Citizen Kane"
Né dans l'Indiana, Robert Wise débute sa carrière cinématographique dans les années 30 comme monteur pour les studios RKO. Il officie sur Quasimodo (1939) Mon épouse favorite (1940), mais c'est en montant le Citizen Kane d'Orson Welles, en 1941, qu'il se fait véritablement remarquer, obtenant pour l'occasion une nomination à l'Oscar. Après avoir à nouveau été monteur pour Welles sur La Splendeur des Amberson, Robert Wise passe à la réalisation grâce à l'appui du producteur de films d'horreurs Val Lewton. En 1944, il met ainsi en scène La Malédiction des hommes-chats (la suite de La Féline).
A l'aise dans tous les registres
De plus en plus influent au sein des studios RKO, Robert Wise se distingue en réalisant le western Ciel rouge (1948) et surtout le film-noir Nous avons gagné ce soir (1949). Dans les années 50, le cinéaste prouve sa capacité à aborder tous les genres avec une même aisance, de la science-fiction (Le Jour où la terre s'arrêta, 1951) au soap-opera (Mon grand, 1953), en passant par un drame de facture plus classique (La Tour des ambitieux, 1954). Très actif, il dirige un jeune Paul Newman dans Marqué par la haine, 1956), est nommé à l'Oscar du Meilleur réalisateur pour Je veux vivre ou revient au film-noir avec Le Coup de l'escalier.
"West Side Story" et "La Mélodie du bonheur"
La consécration intervient au début des années 60 lorsque Robert Wise, avec West Side Story, porte à l'écran une des plus célèbres comédies musicales de l'époque, aidé en cela par le chorégraphe Jerome Robbins. Le long-métrage, énorme succès public et critique, est couronné de onze Oscars. Après s'être illustré dans le cinéma d'épouvante en signant La Maison du diable, il effectue une nouvelle fois le prestigieux doublé Oscar du Meilleur réalisateur et du Meilleur film en 1965, avec La Mélodie du bonheur, une nouvelle comédie musicale à succès. Il s'illustre également dans le film de guerre avec La Canonnière du Yang-Tse (1966).
Dans les années 70, Robert Wise se fait plus discret mais démontre toujours une étonnante capacité à se diversifier, signant tout à la fois le personnel Brève rencontre à Paris (1973) et le film de science-fiction culte Star Trek: le film (1979). En 1989, il signe son ultime long-métrage, la comédie musicale Rooftops.
Clément Cuyer
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http://www.allocine.fr/article/fich...e=18376414.html
FILMOGRAPHIE
1944 LA MALÉDICTION DES HOMMES CHATS (The Curse of the Cat People) - MADEMOISELLE FIFI.
1945 LE RÉCUPÉRATEUR DE CADAVRES (The Body Snatcher).
1946 A GAME OF DEATH - CRIMINAL COURT.
1947 NÉ POUR TUER (Born to Kill).
1948 MYSTERY IN MEMCO - CIEL ROUGE (Blood on the Moon).
1949 NOUS AVONS GAGNÉ CE SOIR (The Set-up).
1950 SECRETS DE FEMMES (Three Secrets) - TWO FLAGS WEST.
1951 LA MAISON SUR LA COLLINE (House on Telegraph Hill) - LE JOUR OÙ LA TERRE S'ARRÊTA (The Day the Earth Stood still).
1952 THE CAPTIVE CITY - DESTINATION GOBI (Destination Gobi) - SOMETHING FOR THE BIRDS.
1953 LES RATS DU DÉSERT (The Desert Rats) - MON GRAND (So Big).
1954 LA TOUR DES AMBITIEUX (Executive Suite).
1955 HÉLÈNE DE TROIE (Helen of Troy) - LA LOI DE LA PRAIRIE (Tribute to a Bad Man).
1956 MARQUÉ PAR LA HAINE (Somebody up there Likes Me).
1957 CETTE NUIT OU JAMAIS (This could be the Night) - FEMMES COUPABLES (Until they Sail).
1958 L'ODYSSÉE DU SOUS-MARIN NERKA (Run Silent Run Deep) - JE VEUX VIVRE ! (I Want to Live !).
1959 LE COUP DE L'ESCALIER (Odds Against Tomorrow).
1961 WEST SIDE STORY (West Side Story, coll. avec Jerome Robbins).
1962 DEUX SUR LA BALANÇOIRE (Two for the Seesaw).
1963 LA MAISON DU DIABLE (The Haunting).
1965 LA MÉLODIE DU BONHEUR (The Sound of Music).
1966 LA CANONNIÈRE DU YANG-TSÉ (The Sand Pebbles).
1968 STAR ! (Star !).
1970 LE MYSTÈRE ANDROMÈDE (The Andromeda Strain).
1972 BRÈVE RENCONTRE À PARIS (Two People).
1975 L'ODYSSÉE DU HINDENBURG (The Hindenburg).
1977 AUDREY ROSE (Audrey Rose).
1979 STAR TREK : LE FILM (Star Trek : The Motion Picture).
1989 ROOFTOPS.
Les films que je prèfère de Wise sont :
NOUS AVONS GAGNÉ CE SOIR , un des meilleurs sur le monde de la boxe
LE JOUR OÙ LA TERRE S'ARRÊTA un incroyable plaidoyer pour la paix
L'ODYSSÉE DU SOUS-MARIN NERKA un suspense étourdissant
LE COUP DE L'ESCALIER le film préféré de Jean Pierre Melville
LA MAISON DU DIABLE terrifiant et sans effets spéciaux
Mais je n'oublierai jamais, CIEL ROUGE, western remarquable, DESTINATION GOBI, étonnant film d'aventure, WEST SIDE STORY, chef d'oeuvre musical intemporel et LA CANNONIERE DU YANG-TSÉ superproduction éclatante.
Un immense cinéaste dont l'oeuvre intense n'en finira pas de fasciner.
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