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[SONDAGE] Pour ou contre la réforme de l'audiovisuel
Citation:
La réforme de l’audiovisuel public en six points
Dans l’attente du vote définitif à l’Assemblée nationale, prévu au plus tôt mercredi 17 décembre après-midi et avant le passage au Sénat, à partir du 7 janvier, voici les points essentiels de la réforme de l’audiovisuel public
L’entreprise unique
L’article 1 transforme France Télévisions en une entreprise unique. Le groupe était jusqu’à présent constitué de 49 sociétés dont France 2, France 3, France 4, France 5 et France Ô. Désormais, toutes les chaînes du groupe sont fondues dans la même entreprise.
Si cette transformation est plutôt saluée, l’intersyndicale de France Télévisions déplore qu’aucune de ces chaînes ne soit nommée explicitement dans la loi : rien ne garantit donc que dans un futur proche, une ou plusieurs d’entre elles ne soient vendues.
La nomination du président de France Télévisions, de Radio France et de l’audiovisuel extérieur par l’exécutif
L’article 8 fut l’un des plus controversés de la discussion parlementaire. L’opposition dénonce une « mise au pas » de l’audiovisuel public et de ses dirigeants, tandis que la majorité indique qu’elle met fin à une vaste hypocrisie.
L’article controversé prévoit que les PDG de France Télévisions, de Radio France et de l’audiovisuel extérieur sont nommés en conseil des ministres, après avis conforme du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) et accord des commissions des affaires culturelles du Parlement, à la majorité qualifiée des trois cinquièmes.
Les présidents du service public de l’audiovisuel ne sont donc plus nommés par le CSA. Nommés pour un mandat de cinq ans, ils pourront aussi être révoqués par l’exécutif avant la fin de celui-ci. Le PS a annoncé qu’il saisirait le Conseil constitutionnel sur ce « système de confusion des pouvoirs ».
La suppression de la publicité
À partir du 5 janvier, la publicité est supprimée entre 20 heures et 6 heures jusqu’en 2011. Elle disparaîtra totalement des antennes de France 2, France 3, France 4 et France 5 au moment du basculement vers la diffusion numérique des chaînes, prévu au plus tard le 30 novembre 2011. Elle disparaîtra progressivement des antennes de France Ô.
En revanche, la publicité restera autorisée sur les décrochages régionaux de France 3, ainsi que sur les sites Internet du groupe France Télévisions. La suppression ne concerne pas les ressources provenant du parrainage des émissions (à l’exception des émissions d’information, des journaux télévisés et des débats politiques ou d’actualité) ni les campagnes d’intérêt général, comme celles des organisations caritatives et des administrations. Cette suppression de la publicité est perçue comme « une bonne chose » par 74 % des Français, selon un sondage paru dans Le Parisien dimanche du 14 décembre.
La compensation du manque à gagner
Le manque à gagner pour le service public est estimé à 450 millions d’euros par la majorité. Un chiffre largement contesté, certains députés de l’opposition évaluant les pertes de ressources à 800 millions minimum. Le manque à gagner sera financé par une nouvelle taxe sur le chiffre d’affaires publicitaire des chaînes privées et des fournisseurs d’accès à Internet.
Fixée initialement à 3 %, la taxe sur les chaînes privées a été modulée entre 1,5 % et 3 % « en fonction des évolutions conjoncturelles », selon un amendement de Christian Kert, député UMP des Bouches-du-Rhône et rapporteur du projet de loi. La taxe portant sur les fournisseurs Internet s’élève à 0,9 % de leur chiffre d’affaires. Par ailleurs, la redevance (actuellement de 116 €) est désormais indexée annuellement sur l’inflation.
L’assouplissement des règles publicitaires sur les chaînes privées
La loi autorise une seconde coupure publicitaire par tranche de 30 minutes lors de la diffusion de fictions et de films par les chaînes privées. Elle permet également de passer de 6 minutes à 9 minutes de publicité par heure sur les chaînes hertziennes.
Le cahier des charges
La loi prévoit qu’un cahier des charges fixe par décret les obligations des chaînes, en ce qui concerne notamment leur mission éducative, culturelle et sociale. Un amendement déposé par la majorité introduit le respect de la diversité dans les missions des chaînes publiques.
La diffusion des séances de questions au Parlement, les mardis et mercredis, demeure dans leur cahier des charges. Tout comme les programmes religieux du dimanche matin qui devraient demeurer sur France 2, même si la loi indique qu’ils relèvent de France Télévisions au sens large.
Bruno BOUVET et Laurent LARCHE |
http://www.la-croix.com/article/ind...9474&rubId=786#
A priori , l'idée est plutôt audacieuse, culottée même. Qui ne rêverait pas aujourd'hui d'une télé sans la moindre publicité ? C'est presque de l'utopie.
Sauf que la partie immergée de l'icerberg cache encore de biens vilaines intentions :
- on le sait depuis le début, cette idée a été soufflée à Sarko par son ami Martin Bouygues de TF1 pour récupérer une part du gâteau publicitaire plus importante.
- Sarko s'est octroyé le droit de désigner personnellement le patron de France Télévision.
- la suppression de la pub n'est que partielle : de 20h00 à 6h00. Certes c'est sur les tranches horaires où les parts de marché sont les plus rentables.Il n'empêche qu'il y aura toujours des rentrées non négligeable d'argent de la publicité.
- Les chaînes privées françaises seront autorisées à faire deux coupures publicitaires dans un film.
- Pour financer le manque à gagner , c'est encore au contribuable déjà saigné à mort par la crise, de cracher au bassinet :
forcément augmentation de la redevance télé
taxes sur internet ( 0,9 %) . Les opérateurs ne se géneront pas pour répercuter cette taxe sur le consommateur et en profiteront au passage pour élargir leur marge.
taxes sur les revenus publicitaires des chaînes privées ( 1,5 à 3 % ). Je parie que la majorité des chaînes à péage dira que la 2ème coupure de pub ne suffira pas à
compenser la taxe et en profitera pour augmenter le prix de l'abonnement.
Au final, que va t-il rester :
- un contribuable encore mis à contribution
- des revenus supplémentaires pour le gouvernement qui ne sera pas pressé de redistribuer son butin audiovisuel à France Télévision ( il parait qu'il y a d'autre priorité)
- un bon pactole pour les chaînes privées
- des suppressions de postes à France Télévision
- un service public au rabais transformé en un robinet à rediffusion des séries, films et programmes d'archive des chaînes. Moins d'émissions, de productions documentaires ou culturelles.
- problablement la disparition progressive et programmée de certaines chaînes ( france 4 et france 5 ) puisque la loi le permet implicitement.
- un sous fifre sarkozien à la tête du groupe. L'Assemblée Nationale restant très divisée sur ce projet, Sarko a prié De Carolis de le mettre en oeuvre de sa propre autorité. Et comme cette réforme est foireuse, De Carolis sera probablement vite remercié.
Alors convaincu ?
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