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nwkoi |
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Un rêve...
Bonjour à tous...
Quand vous lirez ce post, je serais sûrement parti me réfugier dans les bras acceuillants de Morphée, mais avant de la rejoindre, je ne peux résister à l'envie de vous conter le rêve éveillé que je viens de faire.
Cela faisait plusieurs heures que je voguais tranquillement dans la mer de posts du forum, profitant d'une insomnie que j'espèrais passagère, feuilletant de ci de là des sujets tantôt drôles, tantot techniques et parfois plus sérieux. J'errais sans but, qui est pour moi la plus belle des errances, entre les discussions surrréalistes de Couchoux avec un barbare des temps anciens, la passion de Schoubi pour les plantes, celle de Naturalsticker pour les plantes aussi (peut-être pas tout à fait les mêmes, mais ai-je bien compris?), les problèmes de disque dur de la feuille d'Insomnia et le coucou presque surréaliste d'un Siya aux USA (quelle meilleur destination pour ce défenseur de la VO qui pousse le professionnalisme jusqu'à aller voir les films en VO en avant première avant de les ripper).
Bref, tout allait bien et mon esprit s'embrumait peu à peu des vapeurs électroniques qui endorment si bien aux heures tardives quand mon oeil droit (il est normal que ce soit le droit qui l'ai vu le premier, c'est celui de mes deux yeux qui est le plus proche de l'écran), commenca à buter à répétition sur un mot :vacances.
Une légère mélancolie s'empara alors de mon corps courbé par le poids des ans plus une nuit vierge de tout repos à la pensée que les miennes (de vacances) arrivaient à leur termes et qu'il allait falloir retrouver le vieux chemin caillouteux et parsemé d'embûches qui mène à l'école.
Ce n'est pas cette vision de la terre battue par des milliers de pieds qui me rendit triste, ni celle de me retrouver une fois de plus devant ces quelques dizaines de paires d'yeux en essayant de les convaincre de nouveau que le plus précieux et le plus utile des savoirs ne se trouve pas dans les livres mais en eux-mêmes puisqu'ils portent en chacun d'eux une petite part d'humanité et que nous, parents, enseignants, éducateurs, animateurs et j'en oublie sûrement, nous ne sommes que des passeurs, des découvreurs de talents, des accoucheurs de vocations.
Non pas de tristesse à la pensée de les retrouver ces chers "autres moi-mêmes". J'aime ce que je fais et deux mois de vacances, c'est bien assez.
Mais vous savez comme nous sommes faibles, nous autres pauvres mortels. Il ne nous suffirait pas de l'infini. Et deux mois, c'est bien court pour lire, faire un peu de musique, en écouter beaucoup, voir de nouveaux films au cinéma, télécharger puis regarder de plus anciens qu'on a raté ou qu'on a pas vu parce qu'on était pas né, recevoir des amis (si on a la chance d'en avoir), s'en faire de nouveaux (on a jamais trop d'amis), écrire à sa grand-mère qui doucement s'éteint, acquérir de nouveaux savoirs-faire, techniques ou sociaux, aimer, comment oublier ce sentiment, oui, aimer...
Bref, tout ce que la vie professionnelle rend plus difficile, par le manque de temps et la multiplication des obligations qu'elle suppose, et ce quel que soit le métier que l'on exerce, fût-il aussi agréable que le mien.
Et c'est de la rencontre entre une fatigue déjà bien avancée et cette douce mélancolie d'un temps déjà presque révolu qu'est né ce rêve : celui d'un monde où la liberté ne serait pas qu'un mot vide de sens, un monde où chacun aurait réellement les moyens de choisir la vie qu'il veut vivre, où l'on ne chercherait pas à s'imposer les uns aux autres, où le partage serait une valeur plus importante que la propriété privée, un monde où donner serait plus important que recevoir, un monde de tolérance et d'humilité, un monde de tant d'autres choses encore...
Voilà, maintenant que je vous ai raconté mon rêve, je peux aller rejoindre la beauté éternelle de celle qui chaque soir me tends ses bras, il se pourrait que nous ayons rendez-vous cette nuit avec la fée Clochette, ou bien avec un mexicain cagoulé ou peut-être avec des pirates libertaires épris d'aventures, qui sait avec elle...
P.S : je sais d'expérience que parmi ceux qui prendront la (longue) peine de lire ceci, il s'en trouvera sûrement pour penser que je suis au mieux un vieux baba cool parfumé à l'eau de rose jusqu'au cerveau, au pire un utopiste en mal d'amour sur cette pauvre planète ou d'autres choses encore. Je voudrais leur dire que le monde décrit plus haut existe réellement. On peut, en regardant bien, en voir les marques ici et là (et quand je dis ici, c'est bien d'ICI dont je parle) et souvent ce territoire là s'appelle l'enfance.
Voilà, elle m'appelle, je me permets, vu l'heure tardive, de vous embrasser, vous que je ne connais pas ou si peu. Je la rejoins.
A bientôt.
Nwkoi.
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