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ludovike |
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jose bove
LA COUR DE CASSATION a rejeté hier le pourvoi déposé par José Bové, qui devrait donc être de nouveau incarcéré dans quelques semaines. « Je n'accepte pas cette condamnation », a déclaré à Millau (Aveyron) José Bové, sitôt informé de l'arrêt qui le contraint à quatorze mois de détention. La veille, le porte-parole de la Confédération paysanne nous avait confié « le paradoxe de cette situation judiciaire, au moment où 80 % de l'opinion refuse les OGM dans les cultures et dans l'alimentation. Tout cela est le signe du traitement judiciaire de l'action syndicale où la seule réponse au problème de société posé est l'incarcération. Alors que la pression militante et active que nous entretenons depuis quatre ans, poursuivait le combattant de la malbouffe, a abouti ces dernières semaines au fait que le moratoire européen sur les OGM a été maintenu. Ce qui est une grande victoire : les OGM n'arrivent pas à percer en Europe. En deux ans, on est passé de 130 essais en plein champ, à 30 essais. »
La Cour européenne des droits de l'homme en dernier recours Son avocat, M e François Roux, a annoncé hier qu'il allait soumettre la question de « l'état de nécessité » à la Cour européenne des droits de l'homme. Au nom de ce principe, qui évite une condamnation à ceux qui commettent un délit en cas de danger ou d'urgence, Bové demandait la cassation de l'arrêt du 20 décembre 2001 qui le condamnait à six mois de prison ferme. Cet arrêt avait en outre révoqué une peine de huit mois avec sursis prononcée en 1998 à Agen pour une autre affaire de destruction d'OGM. José Bové et plusieurs militants avaient détruit, le 5 juin 1999 à Montpellier, des plants de riz transgénique. Selon l'argument principal de M e Claire Waquet, avocat à la Cour de cassation, les prévenus, face à l'impossibilité d'obtenir un débat sur les OGM et devant un danger d'ampleur encore inconnue, étaient fondés à agir, par « état de nécessité ». La Cour de cassation a répondu en reprenant les affirmations des juges d'appel, lesquels avaient estimé que les prévenus disposaient « de nombreux moyens d'expression dans une société démocratique, autres que la destruction des plants de riz, pour faire entendre leur voix ». A gauche et dans plusieurs organisations des voix se sont élevées, réclamant une grâce présidentielle pour José Bové. La Confédération paysanne a fait savoir qu'elle allait « demander aux citoyens de se mobiliser » pour cela. « Scandalisés », les Verts ont demandé la même chose, tandis que la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles) a estimé « qu'un syndicaliste en prison, ce n'est jamais bon ». Greenpeace et les Amis de la Terre, deux associations écologistes mondiales, ont jugé pour leur part « disproportionnée » la décision de la Cour de cassation. Plusieurs responsables socialistes, Laurent Fabius et Julien Dray notamment, même s'ils ne partagent pas tous les points de vue de José Bové, ont protesté. La CGT entend également « interpeller » le chef de l'Etat qui a « les moyens d'empêcher José Bové de retourner en prison ».
Nelly Terrier
pour ma part , je ne dirais qu'un seul mot : enfin !!!!!
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 ludovike
Tu pourrais articuler ? J’entends rien entre la queue dans ta bouche et l’apitoiement qui t’étouffe.
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